dimanche, avril 01, 2007
Les PIERRES parlent....
1933 : les murs de l'école après la terrible"Vidourlade"
1943 : les soldats allemands dans la cour de l'école
1958 : le directeur constate les dégats après l'inondation.
LES PIERRES....parlent.....
2006 : Dans la cour ( de devant) journée "brocante"
samedi, mars 17, 2007
film "DERNIERES VACANCES"
le "pigeonnier" du château .... à l'heure actuelle : une ruine
Sommières : film Jean de Florette
en voiture pour le marché .....
Yves Montand et le producteur Claude Berri
Daniel Auteuil (Galinette) et Yves Montand (le papet)
films tournés à Sommières
vendredi, mars 16, 2007
film "dernières vacances"
FILMS et TELEFILMS tournés à SOMMIERES :
1947dernières vacances:
Dans une précédente nouvelle j'évoquais le premier film tourné à Sommières ou plus extactement à Villevieille (au pigeonnier du château de Pondres) pendant l'été 47 avec Odile Versoix, Pierre Dux et Michel François.
Roger Leenhardt réalisait là son premier long métrage, et tout de suite après la guerre ce film et son sujet donnait une nouvelle conception du septième art.
Sans raconter le film qui du reste a dernièrement été diffusé sur France 3, l'histoire se passe au château de Pondres et principalement dans son pigeonnier.. Je me souviens qu'à l'époque, avant le tournage des scènes d'extérieur, le preneur de son faisait tirer quelques coups de fusils dans les arbres du parc afin de faire cesser....le chant des cigales qui perturbait l'enregistrement des dialogues.
Si à l'heure actuelle le château est en voie de réparation par contre, le pigeonnier lui est depuis longtemps en ruine.
premier téléfilm
FILMS et TELEFILMS tournés à Sommieres et Villevieille
1967: BOUCLAGE .
S'il est un film ou plus exactement un téléfilm qui a fait couler beaucoup d'encre, parler et fait « connaitre » Sommières, c'est bien celui là!
A l'heure actuelle on pourrait même dire quelle publicité mais à l'époque c'était quel SCANDALE !
A l'origine ce film d'Alain Boudet réalisé pour l'ORTF ne devait pas faire état du lieu où il avait été tourné ( et pour cause), mais devant l'insistance de certains sommièrois et du syndicat d'initiative en particulier, le réalisateur accepta d'inscrire notre cité dans le générique.
Au lendemain de sa diffusion sur l'unique chaine de télévision :
Quelle honte! Quel NAVET et quelle lever de boucliers.
Toute la presse régionale, des centaines de lettres de protestations à la mairie, tout le monde s'élève contre cette abominable histoire.
Ce qui devait être un film à la gloire de notre ville est un véritable cauchemar.
A voir ce film on a l'impession qu'à Sommières il n'y a que des gens « tarés » des chiens errants, affamés, des chats « rougnous » et surtout des maisons délabrées et des rues lugubres dont on ne trouve pas la sortie .
Le résultat de cette diffusion ne se fit pas attendre, dans les jours et surtout les dimanches qui suivirent, une multitude de « badauds » vinrent voir la « tronche » des sommièrois et certains furent même surpris de constater que nous n'étions pas tous « gagas ni débiles »! Un jour, alors que le garde s'apprêtait à verbaliser un représentant de commerce vraiment mal garé, ce dernier, un marseillais il est vrai, lui dit : pardonnez -moi mais j'ai vu le film à la télé, j'ai peur et je ne sais pas par où sortir....
Pourtant, malgré toutes ces protestations une seule personne de la mairie semblait satisfaite du résultat et il ne se cachait pas de dire: le film est horrible mais c'est excellent pour notre publicité, l'essentiel c'est que l'on parle de nous en bien ou en mal on s'en fou....
A l'époque, je me souviens ces propos de M..N... m'avaient choqués mais aujoud'hui je suis obligé de constater qu'il avait raison. Pour être « célèbre » pour que l'on parle de vous il faut être impliqué dans quelques affaires sordides, scandales, mises en examens ou propos racistes .
C'est pourquoi, si l'on ne parle plus du film, on parle encore de Sommières!
jeudi, mars 15, 2007
samedi, février 24, 2007
VILLEVIEILLE : ADIEU BEL ARBRE...
nouveau: le rond-point de la source
le bel arbre de la source (2005)
Dernièrement, j'ai eu le triste privilège d'assister...impuissant à la mort de l'arbre de la source. Oui, j'ai été le témoin des derniers instants de ce véritable colosse, et quand il s'est abattu sur le bitume de la chaussée, une larme fugitive a glissé de ma paupière.....
Oui le grand arbre est mort.
La voix stridente de l'implacable tronçoneuse qui s'acharne contre son innocente proie....un long craquement sinistre qui m'entre dans le coeur comme une lame de poignard....un bruissement lugubre comme si c'était le râle d'un mourant......et puis la chûte, l'épouventable chûte sur le sol.
Maintenant le voilà couché sans vie, à la merci des ouvriers.
Victime du progrès, de l'urbanisation et des cruels impératifs de la vie moderne le grand Cyprès est mort.Il ne dispensera plus son ombre bienfaisante sur le puits et la source. Situé sous la route de Nîmes, pas très loin du château il faisait partie depuis toujours du paysage. (ci-joint l'aquarelle de Solange Guiffrey1970)
Enfant, avec mon frère nous venions de Sommières le jeudi a.m. afin d'essayer de capturer quelques grenouilles ou tritons (pour la leçon de science naturelle du lendemain) au travers de ses racines qui puisaient dans l'eau claire de la source. De cette abondante source il ne reste à présent qu'un mince filet d'eau. A cet endroit où il y avait des vignes et où bien longtemps après j'ai tué mon premier perdreau, il y a maintenant UN LOTISSEMENT. Les pelles mécaniques et autres buldozers ont eu raison des racines du viel arbre. On a VIABILISE le secteur, canalisé les eaux pluviales, cimenté les abords du puits, goudronné les allées du lotissement.....aussi depuis quelques temps j'avais constaté que les branches séchaient, et je pensais bien qu'un jour avant qu'il ne tombe, il faudrait le supprimer.
Ce jour est hélas arrivé et je suis un peu triste....
jeudi, janvier 25, 2007
SOUVENIRS : NATIONALE 110 Montpellier-LeCrès
Je venais d'avoir dix huit ans, il y avait quelques semaines que j'avais passé mon permis de conduire, je me prenais déjà pour Fangio ( l'Alain Prost de l'époque!) et en plus mon père venait d'acheter la dernière 203 Peugeot sortie. Nouveauté de cette voiture, elle possédait une quatrième vitesse dite "surmultipliée".
Un dimanche d'hiver, après avoir passé l'a.m. à Montpellier chez mon frère, nous décidons avec mes parents de reprendre la route afin de rentrer avant la nuit. Mon père me laissant conduire je me réjouissais à l'avance de prendre cette nationale à la sortie de la ville où je pourrais enfin "passer" cette surmultipliée.
A la sortie de Castelnau la route presque droite jusqu'au "Crès" était bordée de platanes avec pratiquement aucune construction mis à part quelques "mas". Il avait abondament plu toute la journée et les fossés de chaque côté de la route regorgeaient d'eau laquelle débordait même à certains endroits sur la chaussée.
Compte tenu du mauvais temps, il n'y avait aucune circulation et j'en profitais pour rouler à fond la caisse ( comme disent les jeunes maintenant) au milieu de la route. Je me régalais de regarder dans les rétroviseurs les gerbes d'eau que je faisais.... A un moment pourtant, afin de croiser une rare voiture venant en face, je me suis rangé toujours aussi vite, un peu plus à ma droite et là, au bout de quelques centaines de mètres....plus de reprise...roue libre. Pensant avoir calé j'ai bien tiré une dizaine de fois sur le démareur mais j'avais bel et bien noyé mon moteur. Au bout d'une demie-heure un automobiliste s'est bien arrêté mais il n'a pu que constater comme nous que nous étions en panne.
Alors que nous envisagions de marcher sous la pluie jusqu'au mas le plus proche afin de téléphoner, nous avons eu la joie d'apercevoir au bout de la route le car d'Alès. Nous voyant trempés le chauffeur s'arrêta et bien que le règlement l'interdise..accepta de nous prendre. C'est donc à la nuit que nous sommes rentrés chez nous. Le lendemain avec le garagiste nous sommes venus récupérer notre auto. Pendant la nuit la bobine et les bougies avaient eu le temps de sêcher et au premier coup de démareur le moteur se mit en marche. Cet "incident", en plus d'une "belle enguelade" m'a servi de leçon :
Depuis il m'est arrivé souvent de rouler dans l'eau Mais je n'ai jamais noyé mon moteur!
......Et pour terminer un autre petit incident qui est survenu celui là quelques kilomètres plus loin après l'embranchement de la route d'Alès sur la nationale 113. C'était du reste bien quelques années plus tard et nous revenions d'une soirée étudiante à Montpellier. Mon frère roulait devant moi dans une "quatre chevaux" prêtée par son beau frère et sans faire la course nous roulions assez vite. Je le suivais d'assez près lorsque tout à coup il donna un grand coup de frein et s'arrêta au beau milieu de la route. Alors que je venais de stopper quelques mètres derrière lui et m'apprêtais à sortir pour le traiter de tous les noms d'oiseaux, il bondit de sa voiture pour ramasser un beau lièvre qu'il venait de heuter. Content de cette chasse, j'en profitais pour repartir et passer devant lui et, je n'avais pas fait un kilomètre que dans mes phares je vois "une autre belle lèbre". Un coup de kaxon, l'animal se dresse sur ses pattes, un grand coup de frein ...et le tour est joué moi aussi j'ai "fait" mon lièvre !
J'avais seulement oublié mon frère qui arrivait derrière et qui, moins attentif que moi, pour m'éviter se retrouva dans le fossé. Bilan de notre soirée : Deux lièvres....mais une voiture cabossée !!!
C'est donc en passant l'autre jour avec le tram....et les embouteillages sur ce boulevard que j'ai constaté de tels changements.
mardi, janvier 23, 2007
SETE : LA NOUVELLE PROMENADE
Une barque "catalane"
Sur la plage de la Corniche (été 1970):J.Christophe,Frédérique,Pascale,Dominique,Guillemette,Corinne et Christelle
Dimanche dernier, avant l'arrivée de l'hiver annoncé pour la semaine, compte tenu de la belle journée nous sommes allés passer l'a.m. à Sète. Il y avait quelques temps que nous n'étions pas venus dans cette ville et surtout nous ne connaissions pas le nouvelle promenade (inaugurée cet été)
Que de changements ! Depuis le temps où je venais passer mes vacances enfant (au Lazaret) et par la suite sur la plage de la Corniche où nous amenions nos enfants avec ma belle soeur.....
A partir du Lazaret, il n'y a plus de plage ; un boulevard, des immeubles, une promenade mais l'immense étendue de sable de dunes ...et de paillotes qui longeait la roure d'Agde n'existe plus.
....Et une fois encore j'ai en mémoire un jour du mois de septembre où, profitant des derniers beaux jours,nous avions amené avec ma belle soeur nos enfants à la plage. Les vacançiers partis, la plage était déserte et nous étions seuls.
Devant nous, à une dizaine de mètres nos enfants barbotaient dans l'eau pendant que nous discutions sous un parasol. Sept enfants dans cinquante centimètres d'eau c'est facile à surveiller.
Pourtant tout à coup ma femme dit: "il en manque un" Un coup d'oeil aux alentours et je me précipite dans l'eau et j'aperçois Pascale qui a bu la tasse et qui est entrain de perdre connaissance. Aussitôt je la sors et la porte sur le sable où après l'avoir faite vomir elle finit par revenir à elle. Quelle peur! et comme les accidents sont parfois vite arrivés ! Du coup la baignade a vite été interrompue et nous sommes rentrés immédiatement.
Pascale, alors toute petite en a longtemps parlé et par la suite, chaque fois que l'on allait à la plage de la Corniche elle ne manquait pas de dire : c'est là que je me suis noyé!!!
C'est presque vrai ! puiqu'il paraît qu'à SETE on meurt DEUX fois!
lundi, janvier 15, 2007
LE CARREFOUR de PONDRES est terminé !
Après plus de trois mois, les travaux sur la route nationale 113 sont terminés. L'aménagement de ce croisement permettra d'accéder au futur "Champion" d'un côté ainsi qu'au nouveau lotissement situé dans le parc de Pondres.La suppression de ce dangereux tournant me rapelle encore ...de vieux souvenirs......
C'était pendant l'occupation et, souvent le jeudi, lorsque le temps le permettait nous allions, à bicyclette avec mon frère et mes parents rendre visite à nos amis "propriétaires" à Fontanès. En plus d'une agréable promenade, nous étions assurés après un copieux repas (chose qui était rare pendant la guerre) de revenir avec quelques pommes de terre, une paire del itres de lait ou un lapin de champ.
Sur la route, il n'y avait pratiquement personne et avec mon frère cela nous donnait l'occasion de faire la course. Un seul endroit où nous devions faire très attention, c'était à Pondres : La route était étroite et le virage presque angle droit , le mur du mas des Tuileries cachant toute visibilité.
Un jour en revenant, alors que je pédalais en tête bien à ma droite, à la sortie du virage je me suis trouvé devant les poules du mas qui picoraient au beau milieu de la route et pour en éviter une je fis un plongeon dans le fossé.
Alertée par mes pleurs et les cris de ma mère, la fermière vint à notre secours; plus de peur que de mal ! Après avoir nettoyé mes écorchures au menton et aux coudes, lorsque nous nous apprêtions à reprendre notre chemin, mon frère lança: "moi je n'aurais pas évité le poulet je l'aurais écrasé et on l'aurait emporté"..... ce qui ne fut pas du gout de mon père qui le "gronda" vigoureusement lui disant que cette poule n'était pas à nous.
Emue par cette leçon de morale, la dame s'éclipsa que instants et revint avec quatre oeufs "qui sortaient du cul de la poule" pour se faire pardonner. Avec mon frère nous n'avions jamais entendu cette expression et nous en avons rigolé sur le chemin du retour.
Beaucoup d'années se sont passées...et chaque fois que je passe par là, je pense à cette fermière, quant au Mas des Tuileries, il y a bien longtemps qu'il est à l'abandon et que la basse cour a disparu.....
.......Pourtant, il n'y a pas très longtemps, à ce croisement, il y avait encore "une poule" mais rien à voir avec les volatiles de mon enfance......celle là n'était pas au milieu de la chaussée , elle attendait dans sa voiture ! .....
Comme les temps changent !
mardi, décembre 19, 2006
Pour nous aussi c'était l'inauguration de TRAMWAY


..... mais ce n'était pas celui de Paris ! seulement celui de la deuxième ligne de Montpellier.Profitant de cet après midi de dimanche, nous avons décidé avec nos amis Simone et Richard d'aller étrenner cette nouvelle ligne: Jacou- St Jean de Vedas longue d'une vingtaine de kilomètres. Au départ , notre intention était de prendre le tram à Jacou, de descendre au Corum, d'aller "faire" les vitrines de Noel et de le reprendre dans la soirée pour récupérer notre voiture.
C'était sans compter sur tous les gens qui, comme nous étaient venus essayer cette nouvelle "rame". Au départ de Jacou c'est tout juste si nous avons pu monter dans la voiture et à chaque station, personne pour descendre....mais une file d'attente. A la gare Saint Roch: une foule record (ma photo n'est pas floue, c'est la buée sur les vitres du tram!) et bien que toujours debout nous avons pensé que si nous descendions....nous ne pourrions plus remonter, alors nous avons continué jusqu'au terminus où là, nous avons finalement pu nous assoir. Durée de ce trajet : une heure quarante cinq. Pour le retour, même cohue et toujours le temps d'admirer les différents quartiers traversés ce qui fait qu'il faisait nuit lorsque nous avons regagné le parking de Jacou.
Trois heures dans ce "tram", c'est vrai que ce n'est qu'un début et que tout n'est pas encore au point, mais c'est vraiment un peu long.
vendredi, décembre 15, 2006
jeudi, novembre 30, 2006
Le magnifique château de PONDRES


Récemment racheté par le conseil général du Gard, le domaine de Pondres est depuis quelques temps l'objet de grandes transformations.Le projet prévoit de restaurer le château (et il en a bien besoin!), le parc (véritable forêt vierge) et de construire un lotissement ainsi qu'une maison médicalisée. C'est pour celà que le carrefour sur l'ancienne route nationale 110 a été modifié au niveau du mas des Tuileries qui sera également transformé.
Mis à part le vignoble cet important domaine était à l'abandon depuis pas mal d'années.
Pourtant ce "château", comme tous les châteaux du reste a son histoire. A la Libération il a été le quartier général de la résistance et c'est là que le commandant de la colonne allemande anéantie à Salinelles signa sa reddition.
Grace à l'ouverture de ce chantier, il est maintenant possible--de ce qui depuis des lustres était une propriété privée-- de se promener dans le parc et de pouvoir admirer ce bel édifice(inconnu de beaucoup).
Personnellement j'y étais venu avec mon père du temps de madame Pécoult quelques années après la guerre, en 1947 exactement lorsque l'on a tourné le film "les dernières vacances" de Roger Leenahard avec Odile Versois et Pierre Dux. j'avais été émerveillé par cette imposante batisse avec son grand bassin et sa fontaine......
Aujourd'hui, plus rien de tout çà : des murs fissurés, des escaliers disparus sous la mousse, plus de fontaine, un bassin vide, la serre effondrée.......
........Et pourtant, de loin, il a encore de la "gueule" !
samedi, novembre 25, 2006
PUBLIC NOMBREUX à la "Royalette" (suite)
Un jour, au garage Peugeot, au lendemain d'une cuisante défaite alors que dirigeants et supporters faisaient l'analyse du match constatant que le "goal" nous avait fait perdre, une sérieuse discussion s'engagea entre le curé partisan de son remplacement et le....pasteur ami et supporter du joueur incriminé ! C'est le vieil ouvrier du garage qui , sans le vouloir du reste, calma les esprits " vous dévriez vous mettre d'acord puisque dans le fond vous travaillez pour le même patron !Voici une autre petite histoire qui se passe cette fois chez le carrossier
Afin de renforcer l'équipe, une année, on fit "signer" un joueur africain qui s'appelai "Baba" mais ce n'était pas un étudiant et il n'avait jamais travaillé du coup le carrossier l'embaucha comme manoeuvre. Un matin afin d'effectuer une réparation le patron lui demanda de lui maintenir sans bouger la portière d'une voiture, mais à ce moment là ce dernier fut appelé pour un dépannage. Lorsqu'il revint en fin de matinée "Baba" était dans la même position."Patron ti m'a dit di pas bouger". Finalement il n'est pas resté longtemps à Sommières car il était aussi fort en football qu'en mécanique.
Dernière petite anectode plus vieille encore celle là.
A la suite d'un match de championnat juniors que nous venions de perdre 2 à 1 ,à cause de la très mauvaise prestation de notre avant centre---qui pourtant était de loin le meilleur joueur d'entre-nous--(mais qui avait cependant marqué sur pénalty), le lendemain au garage tout le monde répétait à son père : Ivan nous à fait perdre.
Agacé par ces répétitions, ce dernier, pas très au courant de ce sport finit par répondre:
"Arrêtez de dire des con.... il a marqué un but, si tout le monde avait fait comme lui vous auriez gagné 11 à 2 .
PUBLIC NOMBREUX à la "ROYALETTE"
Et toujours des histoires de Foot.....Dans les années 50/60 lorsque l'Usseuceu faisait partie de l'élite du foot amateur de la ligue du Sud-Est (niveau actuel du national), tous les matches de division d'honneur attiraient beaucoup de monde au stade. Je me rappelle que mon père qui était secrétaire du club disait certains dimanches après le match : Cet après midi il n'y a eu QUE 900 entrées payantes.....
.....Si autour du terrain il y avait beaucoup de fidèles supporters et si les critiques allaient bon train, les commentaires se poursuivaient bien entendu après la rencontre au café du commerce chez Michel et plus encore au garage du Président ...toute la semaine suivante.
En fait le garage Valette était "l'âme" de l'USS.
Là se retrouvaient les dirigeants : Le percepteur, le curé, le notaire, le banquier, l'instituteur, le docteur le dentiste et aussi les clients ainsi que les oisifs du village qui venaient aux nouvelles.
Les lundis mardis mercredis on re-faisait le match ; Si l'on avait gagné c'était la joie par contre, si ce n'était pas le cas les critiques et les prises de bec étaient souvent cocasses.
.....quant aux jeudis vendredis et samedis, on tirait des "plans" élaborait des tactiques et pronostiquait sur le match à venir.
vendredi, novembre 17, 2006
à l'affut....Au MAZET de MONTAUSSET
Encore un endroit où j'aime bien de promener : C'est au petit bois de "Montausset".C'est là,dans un fossé, derrière ce "mazet"que j'accompagnais mon père à l'affut aux "toudres"
Si le fait d'aller à la chasse peut paraître banal pour un enfant de la campagne, il faut se replonger dans le temps car cette histoire se passe tout de suite après la "libération" alors que la France est encore occuppée et que les tickets de pain et les restrictions sont encore bien présents.
Les autorités ayant rendu les armes ( confisquées par les Allemands) aux chasseurs, mon père avait donc décidé de se remettre à chasser afin d'améliorer notre ordinaire. Le problème était que si les armes avaient été restituées, les munitions elles, restaient introuvables. Du coup avec la complicité d'un ami chasseur, en récupérant les vieilles douilles, le soir à la veillée ils fabriquaient de nouvelles cartouches : l'amorce fabriquée avec de la "martinique" dissoute dans de l'eau de vie, la poudre avec un mélange de salpètre de chlorate de soude et de l"écorce de pin pilée; pour les plombs c'était un morceau de tuyau fondu dans une casserolle passé sur un carton troué.....et coupés à la pince.
Une dizaine de cartouches prêtes et le lendemain on "montait" à Montausset.
Mon père me prenait à l'affut, car avec ces munitions de fortune, au coup de fusil un nuage de fumée empêchait de voir si l'oiseau était mort et où il tombait. Du coup j'avais pour mission de regarder, d'écouter et d'aller vite le ramasser car il était rarement mortellement touché. Du reste souvent ces cartouches "foiraient" et paradoxalement c'était lorsqu'il tirait une belle grive ou un merle, par contre lorsqu'il s'agissait d'un geai , d'une pie ou d'une corneille l'oiseau tombait raide mort.
Du coup, quand le soir nous rentrions contents, avec une paire de "margots"ma mère s'empressait de les préparer....car nous ne mangions pas de la viande souvent et même le chat se précipitait pour profiter des maigres restes !
Un jour, alors que nous allions quitter l'affut...bredouille, se présente assez loin, en haut d'un grand arbre, un gros oiseau inconnu. Mon père hésite car gaspiller une cartouche à cette distance...et puis tant pis il lache son coup gauche et on entend un grand bruit dans le buisson au bas de l'arbre. C'était une buse.
Heureux nous rentrons à la maison avec notre gros oiseau pensant que cela fera un bon civet. En voyant ce gros bec crochu ma mère commence à faire la grimace et dire mais cet oiseau ne doit manger que des cadavres, mais devant l'insistance de mon père ( ne sommes -nous pas en pleines restrictions?) se décide de le préparer et c'est alors que le chat toujours prêt à venir voler quelques morceaux se pointe sur la table, s'approche du plat, flaire la viande d'un air dédaigneux.....et retourne se coucher.
Bien entendu ma mère leva les bras au ciel, elle avait cuisiné pour rien et du coup seul mon père eut droit à manger (avec appréhension cependant) ce civet...et il ne fut pas malade.
mardi, novembre 14, 2006
"FONTBONNE"....terrain de FOOT !
Parmi mes nombreuses promenades dans la campagne environante, il est un endroit que j'aime bien et qui me rappelle de vieux et bons souvenirs de jeunesse : c'est "Fonbonne", un quartier ou plus exactement un terrain qui se trouve derrière le plan des quatre chemins de Souvignargues. A l'heure actuelle ce champ envahi de ronces et de quelques chênes verts sert de temps à autres à parquer les chevaux, mais à l'époque c'était un terrain de football, un terrain "neutre" où le jeudi avec les élèves de l'école de Sommières (laïque) nous allions affronter ceux du collège (privé) de Primecombe.Certains d'entre-nous venaient à bicyclette et les autres "montaient" à pieds par le mas de la Rivoire quant à nos adversaires eux arrivaient de Fontanès au travers des vignes, au grand complet, c'est à dire toute l'école car c'était leur promenade ebdomadaire; ils marchaient en rangs, encadrés par de jeunes abbés en tenue et en chantant ....des cantiques.
Pour nous c'était un honneur de disputer ce genre de rencontre, une sélection , un match international en quelque sorte et puis jouer et battre une équipe de curés......!
Bien que plus forts, nous perdions souvent. En effet nous étions toujours arbitrés par le "supérieur" de Primecombe, et l'homme en noir (il arbitrait en soutane) n'acceptait aucun "gros mot" et comme les cartons jaunes n'existaient pas....c'était l'exclusion directe. A ce tarif là où nous étions encore les plus forts, nous finissions souvent les matches à sept ou huit!
Quelques fois mon père venait me voir jouer et çà lui donnait l'occasion de saluer et de discuter avec les responsables de l'internat. Un jour même alors qu'il suivait le match en compagnie d'un jeune abbé, mon père lui dit: Vous avez vu mon frère il y a pénalty et le jeune prêtre certainement plus doué pour le latin que pour la langue de Sheakspeare lui répondit en souriant"Non je ne l'ai pas vu il n'a pas du venir aujourd'hui...."!..

















