mercredi, mai 16, 2007
GRAND PRIX CAMION D'ALES
le départ des " légend cars "
le team " carterham"
.......sans doute le plus admiré !
vendredi, mai 04, 2007
Souviens-toi Barbara...(Jacques Prévert)
SOUVIENS-TOI BARBARA il pleuvait sans cesse sur BREST ce soir-là.
Ces vers de Jacques Prévert trottent dans ma tête depuis quarante huit heures .
Mis à part qu'ici nous sommes à Villevieille et que depuis deux jours je regarde la pluie tomber. Il faut bien dire qu' ici nous préférons..le soleil, d'autant qu'après la douceur de ce mois d'avril où l'on n'avait jamais vu çà!,(pour employer une expression à la mode) on pouvait penser que l'été était arrivé.
Après près de deux mois sans une goutte d'eau, il est vrai que cette pluie est bénéfique pour la campagne et les paysans ne s'en plaindront pas ! Et en plus cela fera sortir les escargots!
Il n'y a plus de DROGUERIE à SOMMIERES
Dernièrement l'unique droguerie de la ville a fermé . Comme beaucoup de petits commerces cette boutique du centre ville n'a pas résisté à la prolifération des grandes surfaces autour de Sommières. Depuis 1920 seulement trois propriétaires (13 ans pour le dernier et 45 pour l'avant dernier) et avec çà, que de souvenirs!
Souvenirs des samedis et des jours de foire où de sept heures du matin à la nuit les acheteurs se pressaient chez la mère Sédat ou chez Bessières le pharmacien.
Il faut dire que dans les années cinquante il y avait dans la ville, une bonne vingtaine d'épiceries (donc 6 dans la grand'rue), une dizaine de boucheries-charcuteries, quatre ou cinq marchands de chaussures, deux quincaillers...trois droguistes et tout le monde gagnait sa vie!
Aujourd'hui le centre ville ne présente plus rien de tout çà.
Si la visite du centre historique attire à la belle saison c'est vrai, un très grand nombre de visiteurs et de promeneurs, le commerce « de base dit traditionnel »lui, a pratiquement disparu Principale cause à cette désertion le fait qu'à l'heure actuelle les « gens » ne veulent plus marcher à pied! Si l'on pouvait on ferait ses courses sans descendre de voiture !.... et comme dans le centre ville le stationnement est règlementé.... ce genre de clientèle quasi quotidienne se fait de plus en plus rare .....
Heureusement qu'avec les beaux jours les touristes vont arriver et pourront profiter de la fraîcheur de nos vieilles rues en admirant les boutiques de souvenirs.
IL n'y a plus de droguerie à SOMMIERES
il y avait beaucoup de monde dans la Grand-rue pour l'apéritif ....de départ.
la boutique de la rue A.Paris en 1979
la droguerie en 1960.
mardi, mai 01, 2007
SOMMIERES: La fête médiévale
chaque année, de plus en plus de monde à cette manifestation....
......à la plus grande joie des enfants.
mercredi, avril 11, 2007
LE MARECHAL FERRANT
En rentrant de promenade l'autre jour, en pleine campagne j'ai senti une odeur particulière, une odeur qui me rappelai quelque chose que je n'avais jamais oublié.... Rien à voir avec ces odeurs de gasoil, ou de pots d'échappements auxquelles nous sommes journellement habitués, là c'était une odeur « rare », une odeur de mon enfance....
Au coin du pré, quelle belle surprise, à l'ombre des chênes le « maréchal ferrant » était à l'oeuvre. Il était entrain de « ferrer » un cheval du mas, lequel attaché à un pieu se laissait faire sous le regard très intêressé d'un petit enfant... et ce petit enfant c'était moi, moi il y a bien longtemps.
A l'époque où, comme lui, je m'arrêtais chaque fois que je passais sur la place du Bourguet juste devant la forge du maréchal ferrant.
J'étais fasciné par cette atmosphère, le bruit régulier du marteau sur l'enclume et la gerbe d' étincelles projetée autour du métal rougi ainsi que cet énorme soufflet actionné manuellement par un jeune apprenti...et puis aussi et surtout par tous ces chevaux qui attendaient leur tour pour être « chaussés ».
Je m'adossais au grand platane et n'en « perdait pas une » : Le gros tablier de cuir du père Bourguet, sa grosse tenaille, cette espèce de grosse lame « le tranchet » avec lequel il taillait la corne des sabots comme on appointe un crayon! Mais le moment le plus sublime, était lorsque le fer brûlant était présenté au sabot du cheval et qu'un nuage de fumée blanche envahissait la place avec une odeur acre de corne brûlée qui se répandait jusqu'à « la Coustourelle ». Souvent l'animal apeuré se cabrait en poussant un long hennissement.
Tout autour de l'animal, un groupe d'hommes-toujours les mêmes-des habitués amoureux des chevaux et des oisifs du village venant se chauffer auprès de la forge.
Je me souviens très bien du « Piv » qui « mollardait à trois mètres » après chaque phrase.... du gros Roque dit le Ténor, du « panard de Planchon » qui ne pouvait pas faire quelques commentaires sans y incorporer quelques jurons ou de Bergès « l'escoubiaïre» dont les claquements de son fouet et les coups de gueule résonnaient dans toute la place....
Ma mère n'aimait pas que je m'attarde à cet endroit. C'est vrai que les conversations de ces hommes n'étaient pas toujours très « catholiques » et chaque fois j'enrichissais mon vocabulaire de quelques « gros mots » supplémentaires !
Il n'y a plus de maréchal ferrant ni de chevaux sur la place aujoud'hui. Cette place que je voyais immense lorsque enfant je la traverssais à pied n'est finalement qu'un petit parking où stationnent une dizaine de voitures.
Aussi, le fait de rencontrer au milieu de la campagne un acteur de ce vieux métier aujourd'hui pratiquement disparu m'a procuré un immense plaisir .
dimanche, avril 01, 2007
LES PIERRES PARLENT à CEUX qui savent les ENTENDRE (Anatole France)
LES PIERRES PARLENT A CEUX QUI SAVENT LES ENTENDRE (Anatole France)Dans la cour de l'ancienne école de garçons qu'un soleil d'hiver baignait de ses pâles rayons, j'assistais il y a quelques temps à une compétition de VTT.
En attendant l'heure du départ, j'en profitais pour admirer cette vieille batisse quand soudain, il me sembla qu'une faible voix s'exhalais comme un souffle de l'une des pierres du vieux perron.
Intrigué, je tendis l'oreille et voici ce que j'entendis ....
Il y a un peu plus d'un siècle qu'on me scella à cette place et depuis que d'évènements se sont déroulés sous mes yeux. Tes parents n'étaient certainement même pas nés, en ce jour d'octobre 1896 où eurent lieu les cérémonies d'inauguration : Quelle fête! Des fleurs, des guirlandes,des drapeaux, de la musique et des discours!
Parmi les personnages qui passèrent et repassèrent mille fois devant moi, je garde le souvenir d'un charmant monsieur que certains appellaient familièrement Gaston. Jeune encore, la moustache retroussée, le sourire aux lèvres, il n'arrétait pas de serrer les mains , c'était Gaston Doumergue d'Aigues-Vives futur président de la République.
Je le revis quelques années plus tard le dix juillet 1904 à l'occasion du centenaire de Jean Macé et ce fut là encore une grande fête. A l'esplanade on servit un banquet de six cent couverts;
on dansa très tard, et la journée se termina par une bagarre sur les quais à coups de poing et à coups de cannes entre les « républicains » et les « camelots du roi » !
.....mais chut.....je préfère te parler des réjouissances que ne manquaient pas de nous offrir, tous les ans, les anciens élèves groupés dans leur société « le devoir ». Comme ils l'aimaient leur école,même après l'avoir quittée! Les temps ont bien changé.
Quelques séances récréatives restent gravées dans ma mémoire : celle de 1903 donnée au profit des victimes de la catastrophe de la Martinique et puis bien plus tard vers 1920 une représentation de Madame La Neige réveillez-vous...que cinquante fillettes vétues de blanc chantèrent sur le perron sous les applaudissements d'un millier de spectateurs enthousiasmés.....
....Et des causeries...et des conférences...et des promesses électorales ! J'ai vu et entendu,sur ce perron et dans l'immense préau des hommes « célèbres » : Lafferre qui par la suite devint ministre, Urbain Gohier le journaliste à la verve mordante, Marcel Cachin, Sébastien Faure et ses petits chanteurs de « La Ruche » . Ah le bon , l'heureux temps..... Mais la guerre vint, et puis encore une autre guerre.
Au lieu des minois frais et roses de nos jeunes élèves, je connus la rude voix des hommes étrangers. Ce furent d'abord les réfugiés belges qui trainèrent avec la nostalgie de la patrie perdue, leur lourd manteau de misère et de souffrance.
Notre calvaire commençait et, un jour de Mai 1943, l'école toute entière frémit sous la botte de l 'envahisseur.
Puis la LIBERATION nous amena de jeunes garçons au teint bruni, au masque énergique, des Français cette fois et leur coeur battait sous la canadienne de rude toile.Je reconnus plusieurs de mes petits amis. Ils avaient troqué la blouse noire de l'école pour l'uniforme vert du Maquis.
Hier enfants ? Aujoud'hui soldats de la Liberté !
Après la guerre je revis encore beaucoup de petites têtes blondes, tellement que l'on cloisonna le préau pour créer de nouvelles classes .(ce ne fut pas une bonne décision puisqu'à l'origine les grandes ouvertures du préau étaient destinées à faciliter l'écoulement des eaux en cas de grosse crue du Vidourle...et l'on a pu constater le résultat quelques années plus tard avec les dégats considérables occasionnés par l'inondation du 4 octobre 58.) Je vis également pousser derrière moi d'horribles « frébabriqués » et finalement dans les années 60 on ajouta un deuxième étage à l'école. Après les inondations de 1958 et devant la démographie galopante de Sommières et ses environs, on décida de construire non loin d'ici l'école de la Condamine et pour finir, dans les années 80 la création du collège Gaston Doumergue de l'autre côté du pont.
De ce fait depuis une dizaine d'années je me sens abandonnée. Le perron est désert, il n'y a plus les allées et venues des maitres en attendant que l'horloge sonne. Du reste cette dernière est depuis bien longtemps arrêtée.
Pourtant depuis quelques temps, à la belle saison et principalement pour les fêtes, on organise dans la cour, une « brocante », une exposition, un apéritif ou une « encierro ».
Tout à l'heure après le départ des concurents je retrouverai ma solitude et le croassement des corneilles dans les grands platanes remplacera la sono des organisateurs de la compétition...
Les coureurs sont partis et les confidences de la vieille pierre aussi... mais j'ai encore dans mes oreilles ce bourdonnement : Les pierres parlent à ceux qui savent les entendre.....les hommes et les années passent , mais elles restent pour garder leur souvenir .
Les PIERRES parlent....
1933 : les murs de l'école après la terrible"Vidourlade"
1943 : les soldats allemands dans la cour de l'école
1958 : le directeur constate les dégats après l'inondation.
LES PIERRES....parlent.....
2006 : Dans la cour ( de devant) journée "brocante"
samedi, mars 17, 2007
film "DERNIERES VACANCES"
le "pigeonnier" du château .... à l'heure actuelle : une ruine
Sommières : film Jean de Florette
en voiture pour le marché .....
Yves Montand et le producteur Claude Berri
Daniel Auteuil (Galinette) et Yves Montand (le papet)
films tournés à Sommières
vendredi, mars 16, 2007
film "dernières vacances"
FILMS et TELEFILMS tournés à SOMMIERES :
1947dernières vacances:
Dans une précédente nouvelle j'évoquais le premier film tourné à Sommières ou plus extactement à Villevieille (au pigeonnier du château de Pondres) pendant l'été 47 avec Odile Versoix, Pierre Dux et Michel François.
Roger Leenhardt réalisait là son premier long métrage, et tout de suite après la guerre ce film et son sujet donnait une nouvelle conception du septième art.
Sans raconter le film qui du reste a dernièrement été diffusé sur France 3, l'histoire se passe au château de Pondres et principalement dans son pigeonnier.. Je me souviens qu'à l'époque, avant le tournage des scènes d'extérieur, le preneur de son faisait tirer quelques coups de fusils dans les arbres du parc afin de faire cesser....le chant des cigales qui perturbait l'enregistrement des dialogues.
Si à l'heure actuelle le château est en voie de réparation par contre, le pigeonnier lui est depuis longtemps en ruine.
premier téléfilm
FILMS et TELEFILMS tournés à Sommieres et Villevieille
1967: BOUCLAGE .
S'il est un film ou plus exactement un téléfilm qui a fait couler beaucoup d'encre, parler et fait « connaitre » Sommières, c'est bien celui là!
A l'heure actuelle on pourrait même dire quelle publicité mais à l'époque c'était quel SCANDALE !
A l'origine ce film d'Alain Boudet réalisé pour l'ORTF ne devait pas faire état du lieu où il avait été tourné ( et pour cause), mais devant l'insistance de certains sommièrois et du syndicat d'initiative en particulier, le réalisateur accepta d'inscrire notre cité dans le générique.
Au lendemain de sa diffusion sur l'unique chaine de télévision :
Quelle honte! Quel NAVET et quelle lever de boucliers.
Toute la presse régionale, des centaines de lettres de protestations à la mairie, tout le monde s'élève contre cette abominable histoire.
Ce qui devait être un film à la gloire de notre ville est un véritable cauchemar.
A voir ce film on a l'impession qu'à Sommières il n'y a que des gens « tarés » des chiens errants, affamés, des chats « rougnous » et surtout des maisons délabrées et des rues lugubres dont on ne trouve pas la sortie .
Le résultat de cette diffusion ne se fit pas attendre, dans les jours et surtout les dimanches qui suivirent, une multitude de « badauds » vinrent voir la « tronche » des sommièrois et certains furent même surpris de constater que nous n'étions pas tous « gagas ni débiles »! Un jour, alors que le garde s'apprêtait à verbaliser un représentant de commerce vraiment mal garé, ce dernier, un marseillais il est vrai, lui dit : pardonnez -moi mais j'ai vu le film à la télé, j'ai peur et je ne sais pas par où sortir....
Pourtant, malgré toutes ces protestations une seule personne de la mairie semblait satisfaite du résultat et il ne se cachait pas de dire: le film est horrible mais c'est excellent pour notre publicité, l'essentiel c'est que l'on parle de nous en bien ou en mal on s'en fou....
A l'époque, je me souviens ces propos de M..N... m'avaient choqués mais aujoud'hui je suis obligé de constater qu'il avait raison. Pour être « célèbre » pour que l'on parle de vous il faut être impliqué dans quelques affaires sordides, scandales, mises en examens ou propos racistes .
C'est pourquoi, si l'on ne parle plus du film, on parle encore de Sommières!
jeudi, mars 15, 2007
samedi, février 24, 2007
VILLEVIEILLE : ADIEU BEL ARBRE...
nouveau: le rond-point de la source
le bel arbre de la source (2005)
Dernièrement, j'ai eu le triste privilège d'assister...impuissant à la mort de l'arbre de la source. Oui, j'ai été le témoin des derniers instants de ce véritable colosse, et quand il s'est abattu sur le bitume de la chaussée, une larme fugitive a glissé de ma paupière.....
Oui le grand arbre est mort.
La voix stridente de l'implacable tronçoneuse qui s'acharne contre son innocente proie....un long craquement sinistre qui m'entre dans le coeur comme une lame de poignard....un bruissement lugubre comme si c'était le râle d'un mourant......et puis la chûte, l'épouventable chûte sur le sol.
Maintenant le voilà couché sans vie, à la merci des ouvriers.
Victime du progrès, de l'urbanisation et des cruels impératifs de la vie moderne le grand Cyprès est mort.Il ne dispensera plus son ombre bienfaisante sur le puits et la source. Situé sous la route de Nîmes, pas très loin du château il faisait partie depuis toujours du paysage. (ci-joint l'aquarelle de Solange Guiffrey1970)
Enfant, avec mon frère nous venions de Sommières le jeudi a.m. afin d'essayer de capturer quelques grenouilles ou tritons (pour la leçon de science naturelle du lendemain) au travers de ses racines qui puisaient dans l'eau claire de la source. De cette abondante source il ne reste à présent qu'un mince filet d'eau. A cet endroit où il y avait des vignes et où bien longtemps après j'ai tué mon premier perdreau, il y a maintenant UN LOTISSEMENT. Les pelles mécaniques et autres buldozers ont eu raison des racines du viel arbre. On a VIABILISE le secteur, canalisé les eaux pluviales, cimenté les abords du puits, goudronné les allées du lotissement.....aussi depuis quelques temps j'avais constaté que les branches séchaient, et je pensais bien qu'un jour avant qu'il ne tombe, il faudrait le supprimer.
Ce jour est hélas arrivé et je suis un peu triste....
jeudi, janvier 25, 2007
SOUVENIRS : NATIONALE 110 Montpellier-LeCrès
Je venais d'avoir dix huit ans, il y avait quelques semaines que j'avais passé mon permis de conduire, je me prenais déjà pour Fangio ( l'Alain Prost de l'époque!) et en plus mon père venait d'acheter la dernière 203 Peugeot sortie. Nouveauté de cette voiture, elle possédait une quatrième vitesse dite "surmultipliée".
Un dimanche d'hiver, après avoir passé l'a.m. à Montpellier chez mon frère, nous décidons avec mes parents de reprendre la route afin de rentrer avant la nuit. Mon père me laissant conduire je me réjouissais à l'avance de prendre cette nationale à la sortie de la ville où je pourrais enfin "passer" cette surmultipliée.
A la sortie de Castelnau la route presque droite jusqu'au "Crès" était bordée de platanes avec pratiquement aucune construction mis à part quelques "mas". Il avait abondament plu toute la journée et les fossés de chaque côté de la route regorgeaient d'eau laquelle débordait même à certains endroits sur la chaussée.
Compte tenu du mauvais temps, il n'y avait aucune circulation et j'en profitais pour rouler à fond la caisse ( comme disent les jeunes maintenant) au milieu de la route. Je me régalais de regarder dans les rétroviseurs les gerbes d'eau que je faisais.... A un moment pourtant, afin de croiser une rare voiture venant en face, je me suis rangé toujours aussi vite, un peu plus à ma droite et là, au bout de quelques centaines de mètres....plus de reprise...roue libre. Pensant avoir calé j'ai bien tiré une dizaine de fois sur le démareur mais j'avais bel et bien noyé mon moteur. Au bout d'une demie-heure un automobiliste s'est bien arrêté mais il n'a pu que constater comme nous que nous étions en panne.
Alors que nous envisagions de marcher sous la pluie jusqu'au mas le plus proche afin de téléphoner, nous avons eu la joie d'apercevoir au bout de la route le car d'Alès. Nous voyant trempés le chauffeur s'arrêta et bien que le règlement l'interdise..accepta de nous prendre. C'est donc à la nuit que nous sommes rentrés chez nous. Le lendemain avec le garagiste nous sommes venus récupérer notre auto. Pendant la nuit la bobine et les bougies avaient eu le temps de sêcher et au premier coup de démareur le moteur se mit en marche. Cet "incident", en plus d'une "belle enguelade" m'a servi de leçon :
Depuis il m'est arrivé souvent de rouler dans l'eau Mais je n'ai jamais noyé mon moteur!
......Et pour terminer un autre petit incident qui est survenu celui là quelques kilomètres plus loin après l'embranchement de la route d'Alès sur la nationale 113. C'était du reste bien quelques années plus tard et nous revenions d'une soirée étudiante à Montpellier. Mon frère roulait devant moi dans une "quatre chevaux" prêtée par son beau frère et sans faire la course nous roulions assez vite. Je le suivais d'assez près lorsque tout à coup il donna un grand coup de frein et s'arrêta au beau milieu de la route. Alors que je venais de stopper quelques mètres derrière lui et m'apprêtais à sortir pour le traiter de tous les noms d'oiseaux, il bondit de sa voiture pour ramasser un beau lièvre qu'il venait de heuter. Content de cette chasse, j'en profitais pour repartir et passer devant lui et, je n'avais pas fait un kilomètre que dans mes phares je vois "une autre belle lèbre". Un coup de kaxon, l'animal se dresse sur ses pattes, un grand coup de frein ...et le tour est joué moi aussi j'ai "fait" mon lièvre !
J'avais seulement oublié mon frère qui arrivait derrière et qui, moins attentif que moi, pour m'éviter se retrouva dans le fossé. Bilan de notre soirée : Deux lièvres....mais une voiture cabossée !!!
C'est donc en passant l'autre jour avec le tram....et les embouteillages sur ce boulevard que j'ai constaté de tels changements.
mardi, janvier 23, 2007
SETE : LA NOUVELLE PROMENADE
Une barque "catalane"
Sur la plage de la Corniche (été 1970):J.Christophe,Frédérique,Pascale,Dominique,Guillemette,Corinne et Christelle
Dimanche dernier, avant l'arrivée de l'hiver annoncé pour la semaine, compte tenu de la belle journée nous sommes allés passer l'a.m. à Sète. Il y avait quelques temps que nous n'étions pas venus dans cette ville et surtout nous ne connaissions pas le nouvelle promenade (inaugurée cet été)
Que de changements ! Depuis le temps où je venais passer mes vacances enfant (au Lazaret) et par la suite sur la plage de la Corniche où nous amenions nos enfants avec ma belle soeur.....
A partir du Lazaret, il n'y a plus de plage ; un boulevard, des immeubles, une promenade mais l'immense étendue de sable de dunes ...et de paillotes qui longeait la roure d'Agde n'existe plus.
....Et une fois encore j'ai en mémoire un jour du mois de septembre où, profitant des derniers beaux jours,nous avions amené avec ma belle soeur nos enfants à la plage. Les vacançiers partis, la plage était déserte et nous étions seuls.
Devant nous, à une dizaine de mètres nos enfants barbotaient dans l'eau pendant que nous discutions sous un parasol. Sept enfants dans cinquante centimètres d'eau c'est facile à surveiller.
Pourtant tout à coup ma femme dit: "il en manque un" Un coup d'oeil aux alentours et je me précipite dans l'eau et j'aperçois Pascale qui a bu la tasse et qui est entrain de perdre connaissance. Aussitôt je la sors et la porte sur le sable où après l'avoir faite vomir elle finit par revenir à elle. Quelle peur! et comme les accidents sont parfois vite arrivés ! Du coup la baignade a vite été interrompue et nous sommes rentrés immédiatement.
Pascale, alors toute petite en a longtemps parlé et par la suite, chaque fois que l'on allait à la plage de la Corniche elle ne manquait pas de dire : c'est là que je me suis noyé!!!
C'est presque vrai ! puiqu'il paraît qu'à SETE on meurt DEUX fois!
lundi, janvier 15, 2007
LE CARREFOUR de PONDRES est terminé !
Après plus de trois mois, les travaux sur la route nationale 113 sont terminés. L'aménagement de ce croisement permettra d'accéder au futur "Champion" d'un côté ainsi qu'au nouveau lotissement situé dans le parc de Pondres.La suppression de ce dangereux tournant me rapelle encore ...de vieux souvenirs......
C'était pendant l'occupation et, souvent le jeudi, lorsque le temps le permettait nous allions, à bicyclette avec mon frère et mes parents rendre visite à nos amis "propriétaires" à Fontanès. En plus d'une agréable promenade, nous étions assurés après un copieux repas (chose qui était rare pendant la guerre) de revenir avec quelques pommes de terre, une paire del itres de lait ou un lapin de champ.
Sur la route, il n'y avait pratiquement personne et avec mon frère cela nous donnait l'occasion de faire la course. Un seul endroit où nous devions faire très attention, c'était à Pondres : La route était étroite et le virage presque angle droit , le mur du mas des Tuileries cachant toute visibilité.
Un jour en revenant, alors que je pédalais en tête bien à ma droite, à la sortie du virage je me suis trouvé devant les poules du mas qui picoraient au beau milieu de la route et pour en éviter une je fis un plongeon dans le fossé.
Alertée par mes pleurs et les cris de ma mère, la fermière vint à notre secours; plus de peur que de mal ! Après avoir nettoyé mes écorchures au menton et aux coudes, lorsque nous nous apprêtions à reprendre notre chemin, mon frère lança: "moi je n'aurais pas évité le poulet je l'aurais écrasé et on l'aurait emporté"..... ce qui ne fut pas du gout de mon père qui le "gronda" vigoureusement lui disant que cette poule n'était pas à nous.
Emue par cette leçon de morale, la dame s'éclipsa que instants et revint avec quatre oeufs "qui sortaient du cul de la poule" pour se faire pardonner. Avec mon frère nous n'avions jamais entendu cette expression et nous en avons rigolé sur le chemin du retour.
Beaucoup d'années se sont passées...et chaque fois que je passe par là, je pense à cette fermière, quant au Mas des Tuileries, il y a bien longtemps qu'il est à l'abandon et que la basse cour a disparu.....
.......Pourtant, il n'y a pas très longtemps, à ce croisement, il y avait encore "une poule" mais rien à voir avec les volatiles de mon enfance......celle là n'était pas au milieu de la chaussée , elle attendait dans sa voiture ! .....
Comme les temps changent !
















