samedi, septembre 06, 2014

Sommières: GARANEL.....Souvenirs,souvenirs !

  
C'est en prenant ces «premières photos de l'encierro dans Vidourle »...que je n'ai pu m'empêcher de penser et de retourner à de longues années en arrière .

Car dans ce quartier où je suis né et où j'ai grandi : l'esplanade, la cour des écoles et Garanel étaient mes terrains de jeux .
Avec mon frère et mon cousin Vercler nous passions de longues heures au bord du Vidourle et particulièrement à Garanel, l'été c'était pour la baignade et le reste du temps pour la pêche
La plus grande partie de nos passe-temps était en effet d'arpenter les berges du fleuve avec notre canne à pêche dans le but d'attraper quelques poissons
Comme c'était pendant la guerre , l'occupation ...et les restrictions , lorsque nous ramenions quelques poissons (ombres,poissons chat, perches soleil ) ma mère s'empressait de nous préparer une «bouillabaisse»avec des topinambours ou des rutabagas ( et c'est sans doute pour cela que pendant de longues années j'ai détesté...cet excellent plat!)
Chaque partie de pêche était pour nous une sorte de concours . A l'époque, nous n'avions pas de 'lancer' ni de nasse ….une simple canne en roseau et nous enfilions nos poissons par les ouïes autour d'un jonc … chacun le sien. Alors lorsque nous revenions fiers de nos trois ou quatre petites prises et que nous passions devant les sentinelles et les soldats allemands qui occupaient l'école certains d'entre eux ( qui avaient certainement des enfants de notre age) souriaient et peut être aussi nous plaignaient !
Un matin alors que nous étions entrain de taquiner le goujon sur le fuyant du moulin de Garanel, une explosion retentit un peu plus haut vers 'les conques' (actuellement au niveau du nouveau pont) mais pensant qu'il s'agissait d'un exercice des militaires cela ne nous a pas empêché de continuer notre pêche. En fin de matinée alors que, comme d'habitude, nous rentrions à la maison avec deux ou trois 'gardons' au bout de nos joncs, un soldat vint vers nous et nous donna un plein seau de poissons .Il y avait de tout, des gros des petits, des carpes, des cabots,des anguilles .Trop contents nous sommes vite montés à la maison où ma mère émerveillée n'en croyait pas à ses yeux : la nourriture de plusieurs jours était assurée !
Bien entendu mon père se renseigna sur la provenance de ces poissons, et un soldat lui expliqua qu'il avait jeté une grenade (d'où la détonation) dans la rivière, et que l'onde de choc avait tué les poissons !
Quelques années plus tard j'accompagnais ma mère quand elle allait laver les draps à Vidourle; là je lui faisait passer des cailloux blancs lorsqu'elle les mettait à sécher au soleil sur l'herbe afin que le vent ne les soulève pas, quant à la pêche avec mon cousin lorsque nous prenions de belles anguilles nous allions les vendre à « la loube » un restaurant des quais....pour nous faire quelque argent de poche !. Plus tard encore avec les copains on jouait au water polo ou on faisait des concours de plongeons sur les écluses.
Des photos de Garanel j'en ai des dizaines....mais des souvenirs ….des centaines !
photo d'après une plaque verre .... avec Garanel au début du
siècle..dernier où il n'y avait pas encore les "passes".
Toujours à partir d'une plaque photographique ici :des "bugagières"
une  vieille carte postale : A l'origine ce moulin s'appelait :
Gravevesse (Garanel est celui d'en face détruit lors des inondations
de 1933)


voilà le moulin de Garanel ....emporté par les inondations de
1933 et où par la suite on a construit la station de pompage
une belle photo du Moulin de Garanel (de Mr Giraud) quelques
semaines avant l'inondation du 4 octobre 1958
Ce même moulin...au lendemain de la catastrophe (niveau de
l'eau)
été 1979 beaucoup de baigneurs à Garanel-plage !
1990 superbe "panoramique" de Garanel
au lendemain de l'inondation  du 9 septembre 2002 : le moulin
détruit et les occupants (famille Soyer) évacués par hélicoptère
2003 : nettoyage après la catastrophe de 2002
2008 : grands travaux d'aménagement du Vidourle à Garanel
Je n'avais jamais vu "Garanel" à sec !
2008 : toujours aussi beau ...ce paysage !
...et là :2013 !

vendredi, septembre 05, 2014

André Alary nous a quitté

Qui n'avait jamais rencontré sur le banc devant la pharmacie du pont
ou sur la place du marché où il demeurait depuis sa plus jeune
enfance cet homme aux superbes bacchantes blanches que l'on
surnommait Péu blanc?
Il y a quelques jours, ce Sommièrois , mon copain, ...nous a quitté .
A.Alary était une 'mémoire' de Sommières, bien que --comme il
disait-- n'ayant jamais fait de grandes études il était extrêmement
qualifié quant aux origines des 'dictons et expressions'...des noms de
communes , de familles ....
Tous les samedis lorsque je le rencontrais , en plus des «dernières
nouvelles» il me rappelait des histoires de notre jeunesse en me
disant souvent : «de la classe ( nous étions une bonne vingtaine au
passage au conseil) nous ne sommes plus que six ».....
Après avoir pendant longtemps travaillé à la mine de Salinelles , à sa
fermeture il continua comme ouvrier agricole au domaine de Massereau .
Cependant ce que beaucoup ignorent c'est qu'en plus de ses «dons de
guérisseur» il avait une réelle passion pour la sculpture . Dans sa
cave au marché ou à son mazet à Massereau, lorsqu'il avait
l'inspiration, il sculptait la pierre de Pondres ou celle du bois de
Lens . Bien qu'il n'ait jamais exposé on peut voir quelques unes des
ses œuvres : une au pensionnat Maintenon, une autre à la
mairie.....Comme moi il avait été un des premiers à faire la
connaissance et apprécier l'arrivée à Sommières de l'écrivain Lawrence
Durrell qui au cours de ses promenades n'oubliait jamais de
s'arrêter au mazet pour boire un coup de la cartagène d'André !

 Mardi, je l'ai accompagné à sa dernière demeure , et à
mon tour je suis entrain de dire : de la classe nous ne sommes
maintenant ... plus que cinq!

Un Sommièrois au talent inconnu !

André Alary devant sa porte....    au marché



quelques unes de ses sculptures

Voici l'étiquette des bouteilles de  cartagène qu'il offrait à ses amis 
En 1983 il avait été figurant pendant le tournage du film "Jean
de Florette   (  ici place du marché)
Ici : une très vieille  photo dont il me parlait souvent lorsqu'il travaillait 
à la mine de Salinelles et qu' il m'avait demandé d'aller les photographier
(avec ses copains Arnaud et Sadoul ...   14/03/1959) et je m'en souviens
d'autant plus que c'était la première fois que je descendais dans la mine
et que j'utilisais...une nouveauté : un flash électronique !

mardi, août 26, 2014

Sommières: 26 août 1944 C'était la libération !

Soixante et dix ans déjà, et je m'en rappelle comme si c'était hier , et pourtant je n'étais qu'un enfant !
Ce samedi là, comme c'était souvent le cas depuis le début de l'été, nous nous étions "réfugiés" au mazet dans les 'mauvallats 'car depuis quelques jours  la ville était traversée par des colonnes allemandes, et chaque passage signifiait : coups de feu, pillage et panique .
D'ailleurs au début du mois au cours d' un accrochage avec la résistance un soldat avait été tué et, en représailles les allemands avaient incendiés quelques maisons au faubourg du pont (photos)
Du haut du chemin de 'paillassonne' au 'saut du cheval' au travers des oliviers mon père observait la route de Boisseron et les troupes de la Werrmarth battre en retraite. De temps en temps on entendait une rafale ou de quelques coups de feu mais dans l'après midi après avoir vu de grands feux sur les collines environnantes nous vîmes surgir dans le ciel à basse altitude trois ou quatre avions alliés qui mitraillèrent copieusement la colonne allemande . Cette dernière s'était abritée le long du Vidourle entre Salinelles et Lecques.
Dans la soirée, nous avons eu l'impression d'entendre de la musique...et "La marseillaise" mais par précaution mes parents décidèrent que nous passerions une nuit de plus  à la belle étoile
Le lendemain les sept ou huit cent prisonniers furent amenés aux écoles où ils ne restèrent que quelques jours
Nous  étions enfin libres et notre première balade ( à bicyclette !) fut d'aller voir les restes de la colonne anéantie où les carcasses des canons et des véhicules brûlés jonchaient encore le sol .
Soixante et dix ans après, je me revois encore regardant les traces de balles des avions sur les murs du cimetière de Salinelles !

lundi, août 25, 2014

Villevieille: Dernier jour de la fête

dimanche matin :
le petit déjeuner .....car la journée sera longue 
ici l'abrivado du matin
et presque toujours les mêmes "attrapayres"

l'après midi :  Sous les murs du château,
présentation des manades

puis : concours de "bandidos"
...dans les rues du village


 les "gardians" pendant la "COUPO SANTO"

et le nombreux public en attendant le résultat du concours .
dernière  "bandido" pour la manade vainqueur de ce concours
 la manade des coteaux 

Villevieille : Le caveau des vignerons a fait "peau neuve"

après d'importantes transformations,
l'espace de vente a été entièrement rénové

...et l'occasion de fêter cette ré-ouverture
autour du verre de l'amitié !

samedi, août 16, 2014

Villevieille : en prévision de la fête....

Quelques jours avant le début de la fête, les jeunes du village
distribuent les programmes ....à grands renforts de "décibels"!