samedi, août 04, 2007

FETES D'ETE à SOMMIERES


les "gardians" reconnaissent le parcours car à certains endroits il faudra nager avec sa monture....
quel bonheur pour tous ces "gardians "(bien souvent) amateurs de participer à une telle fête.
.....et rassemblés dans le lit du Vidourle ils savourent ce merveilleux moment .
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ABRIVADO dans "VIDOURLE"

les taureaux bien encadrés profitent de la "baignade"
sur le pont des centaines de spectateurs admirent ce spectacle inédit.
ici pas question de faire "escapé li bious"
et pour être "aux premières" suivre l'abrivado en barque!
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à SOMMIERES du JAMAIS VU !

pour les fêtes d'été une nouveauté : une abrivado "dans Vidourle"
un spectacle grandiose et pour une première, ce fut une véritable merveillle.
Certains disent qu'Hannibal est ses éléphants sont passés "dans Vidourle", c'est sans doute une légende ,mais ce qui est certain c'est que les taureaux de Paulau et de Clément eux...seront passés ...sous le pont !
Sublime ce passage sous les arches du pont : TIBERE n'avait certainement pas prévu....
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mardi, juillet 03, 2007

ARENES de SOMMIERES



Grand-père et petite fille


« Non, ma mignonne »! Un grand-père ne ment jamais à sa petite fille, surtout lorsqu'il lui parle de la petite ville où elle habite et que par un bel après midi de juin finissant, ils se trouvent tous les deux la main dans la main, à l'esplanade près des arènes, lieu favori de leurs promenades ...

Alors il paraît que dernièrement avec les enfants de ton école vous êtes allés voir un spectacle taurin dans les arènes? A l'époque, les examens certificat d'études et brevet élémentaire passés nous restions beaucoup de temps dans la cour de récréation à jouer aux billes ou aux osselets

. Personnellement je trouve que c'est une bonne chose de faire connaître aux enfants des écoles cette « fé di biou » chère à notre région. Et comme tu me sembles aimer les « bious » je te promets cet été pour les fêtes de t'amener voir une course de nuit avec l'homme de bronze et le toro piscine, tu verras c'est rigolo. Il faudra aussi que nous allions voir une « royale »et là ce ne sont plus les jeunes joyeux lurons du village qui s'amusent avec la vachette mais des raseteurs vétus de blanc qui affrontent les gros taureaux aux cornes acérées. A l'aide de leur crochet ils doivent enlever la cocarde qui se trouve sur le frontal de l'animal. C'est un beau spectacle qui attire beaucoup de monde sur les gradins d'autant que, sans être chauvin, nos arènes ombragées sont les plus agréables de la région!


Mais puisque nous parlons des arènes sais-tu que celles-ci sont assez récentes : c'est en 1992 qu'elles ont été inaugurées , par contre les anciennes,(celles en tubes et en planches) je les ai vues construire ! C'était dans les années cinquante....1953 je crois! Tiens, regarde cette plaque : Elle est là en mémoire du docteur Allier ardent défenseur de nos traditions méridionales et puis aussi celle qui se trouve là-bas Jean Lafont, lui, c'est un célèbre manadier

Et avant les arènes ? Eh bien ...elles n'existaient pas .Voilà tout! Sur leur emplacement c'était toujours l'esplande avec des platanes et des herbes folles et pas manège pour enfants ni de camping par contre au milieu il y avait une corbeille de yuccas parmi lesquels trônait une majestueuse plante de cent ans.

Et alors où faisait-on courir les taureaux quand les arènes n'existaient pas ? Eh bien on les mettait dans un rond fermé par des charettes et des demi-muids, aux aires, au bourguet, au marché ou près de la baraque de la mère Mourrut au bas de l'esplanade ... mais ceci est une autre histoire que je te raconterai une autre fois.

les arènes de Sommières

1992 "capelado" avant le "trophée des as"
l'entrée des arènes actuellement....;
1991 construction des nouveaux gradins
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LES ARENES de SOMMIERES

1953 construction des arènes ( au bout de l'esplanade)
1979 en attendant le début du concours de manades....
1991 démolition des "vétustes arènes" (ossature de tubes de fer et gradins en planches)
1992 : inauguration des nouvelles arènes.....
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jeudi, juin 14, 2007

SOMMIERES: LA COUSTOURELLE

SOMMIERES :LA COUSTOURELLE

Grand-père et petite fille :


Je me souviens parfaitement, c'était l'année dernière et, les vacances terminées, tu venais de reprendre le chemin de l'école. Nous avions profité d'une belle après-midi de ce mercredi et gravi ensemble le petit chemin étroit qui conduit aux ruines du château de Mont-Redon. Là-haut nous avions longuement admiré le magnifique paysage ; en bas Sommières, le Vidourle, les ponts et les nouveaux lotissements, à notre gauche, toujours dans la plaine, Salinelles et la chapelle St Julien et derrière nous le Pic Saint Loup.

Mais ce que tu avais le plus aimé c'était en façe de nous,cette immense forêt (pour toi) sombre qui s'étendait de la tour de Sommières au château de Villevieille: La Coustourelle.

Et maintenant tu voudrais que je te conduise là-bas ?

Et bien c'est promis...un de ces mercredis où tu seras libre et que tu n'auras pas de cours de musique ou de danse, nous monterons par le vieux sentier de La Vignasse ou si le chemin est trop mauvais nous passerons par celui de « queue de renard » et nous arrriverons sur cette colline d'où le soleil semble se lever chaque matin. Sa ceinture de pins à la robe sombre la rend austère et sous ses grands arbres la verdure y est rare.

N'importe! Pour beaucoup de sommièrois de mon âge, La Coustourelle reste un lieu magique et plein de souvenirs .... et pour toi, mignonne fillette, j'accomplirai une fois encore, ce pèlerinage. Tant pis pour mes vieilles jambes et leurs rhumatismes.

Là-haut, nous nous assiérons au pied d'un de ces grands arbres dont le tronc semble pleurer des larmes brunes, et nous écouterons la chanson du vent à travers le feuillage des aiguilles....

Puisque tu aimes la musique et que tu te passionnes pour la danse, nous irons donc écouter la chanson du vent dans les grands arbres de la colline tout près de La Vignasse.

Ah ! cette musique dans les pins : tantôt douce comme le murmure de la brise qui fait onduler les moissons dans la plaine elle devient souvent entrainante et presque virile. Elle me trouble et m'émeut sans que je puisse dire pourquoi... et les rayons du soleil au travers des branches agitées par le vent ...quel spectacle d'ombre et lumière digne d'un magnifique ballet!

....A ton tour tu l'écouteras et peut-être que toi aussi, dont l'oreille est plus subtile et l'âme plus délicate, y reconnaîtras-tu quelques vieilles complaintes.

Mais au fait sais-tu que cette colline mythique que nous adorons tous a inspiré naguère un poète sommièrois ? En effet c'est Poussigues-Meyrel qui au début du siècle dernier, avec son ami Henri Verdun écrivirent « La Coustourelle », musique qui ouvrait pratiquement toutes les manifestations locales que l'on appelait alors des concerts . Du reste dans mes vieux papiers, au grenier je crois que j'ai encore la « partition » car je suis sur que tu ne vas pas me croire, je jouais à l'époque du cornet à piston avec la musique « nos espoirs Sommières-Calvisson ».

C'était il y a bien longtemps et j'avais plus de souffle quà présent !


Sommières: LA COUSTOURELLE

les grands arbres de la colline
quelle sublime musique du vent dans la cîme des arbres....
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mercredi, mai 16, 2007

GRAND PRIX CAMION D'ALES


Samedi dernier avec mes amis j'ai assisté au Grand Prix d'Alès comptant pour la coupe de France 2007. Si , en fait nous n'avons pas vu la course ( elle avait lieu le lendemain) nous avons cependant pu admirer de magnifiques petits bolides et de superbes "monstres roulants".
le départ des " légend cars "
le team " carterham"
.......sans doute le plus admiré !
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vendredi, mai 04, 2007

Souviens-toi Barbara...(Jacques Prévert)

SOUVIENS-TOI BARBARA il pleuvait sans cesse sur BREST ce soir-là.


Ces vers de Jacques Prévert trottent dans ma tête depuis quarante huit heures .

Mis à part qu'ici nous sommes à Villevieille et que depuis deux jours je regarde la pluie tomber. Il faut bien dire qu' ici nous préférons..le soleil, d'autant qu'après la douceur de ce mois d'avril où l'on n'avait jamais vu çà!,(pour employer une expression à la mode) on pouvait penser que l'été était arrivé.

Après près de deux mois sans une goutte d'eau, il est vrai que cette pluie est bénéfique pour la campagne et les paysans ne s'en plaindront pas ! Et en plus cela fera sortir les escargots!

Souviens-toi Barbara (Jacques Prévert)

il pleuvait sans cesse sur "Villevieille" ce jour là !
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Il n'y a plus de DROGUERIE à SOMMIERES


Dernièrement l'unique droguerie de la ville a fermé . Comme beaucoup de petits commerces cette boutique du centre ville n'a pas résisté à la prolifération des grandes surfaces autour de Sommières. Depuis 1920 seulement trois propriétaires (13 ans pour le dernier et 45 pour l'avant dernier) et avec çà, que de souvenirs!

Souvenirs des samedis et des jours de foire où de sept heures du matin à la nuit les acheteurs se pressaient chez la mère Sédat ou chez Bessières le pharmacien.

Il faut dire que dans les années cinquante il y avait dans la ville, une bonne vingtaine d'épiceries (donc 6 dans la grand'rue), une dizaine de boucheries-charcuteries, quatre ou cinq marchands de chaussures, deux quincaillers...trois droguistes et tout le monde gagnait sa vie!

Aujourd'hui le centre ville ne présente plus rien de tout çà.

Si la visite du centre historique attire à la belle saison c'est vrai, un très grand nombre de visiteurs et de promeneurs, le commerce « de base dit traditionnel »lui, a pratiquement disparu Principale cause à cette désertion le fait qu'à l'heure actuelle les « gens » ne veulent plus marcher à pied! Si l'on pouvait on ferait ses courses sans descendre de voiture !.... et comme dans le centre ville le stationnement est règlementé.... ce genre de clientèle quasi quotidienne se fait de plus en plus rare .....

Heureusement qu'avec les beaux jours les touristes vont arriver et pourront profiter de la fraîcheur de nos vieilles rues en admirant les boutiques de souvenirs.


IL n'y a plus de droguerie à SOMMIERES

sur cette photo, les anciens droguistes,les nouveaux commerçants, les proptiétaires de la maison, les voisins et les amis.....
il y avait beaucoup de monde dans la Grand-rue pour l'apéritif ....de départ.
la boutique de la rue A.Paris en 1979
la droguerie en 1960.
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mardi, mai 01, 2007

SOMMIERES: La fête médiévale

le passage des troubadours dans la rue du pont
chaque année, de plus en plus de monde à cette manifestation....
......à la plus grande joie des enfants.
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mercredi, avril 11, 2007

LE MARECHAL FERRANT

.......une odeur de mon enfance!
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LE MARECHAL FERRANT

Oui plus de soixante ans après j'ai reconnu cette odeur ....

En rentrant de promenade l'autre jour, en pleine campagne j'ai senti une odeur particulière, une odeur qui me rappelai quelque chose que je n'avais jamais oublié.... Rien à voir avec ces odeurs de gasoil, ou de pots d'échappements auxquelles nous sommes journellement habitués, là c'était une odeur « rare », une odeur de mon enfance....

Au coin du pré, quelle belle surprise, à l'ombre des chênes le « maréchal ferrant » était à l'oeuvre. Il était entrain de « ferrer » un cheval du mas, lequel attaché à un pieu se laissait faire sous le regard très intêressé d'un petit enfant... et ce petit enfant c'était moi, moi il y a bien longtemps.

A l'époque où, comme lui, je m'arrêtais chaque fois que je passais sur la place du Bourguet juste devant la forge du maréchal ferrant.

J'étais fasciné par cette atmosphère, le bruit régulier du marteau sur l'enclume et la gerbe d' étincelles projetée autour du métal rougi ainsi que cet énorme soufflet actionné manuellement par un jeune apprenti...et puis aussi et surtout par tous ces chevaux qui attendaient leur tour pour être « chaussés ».

Je m'adossais au grand platane et n'en « perdait pas une » : Le gros tablier de cuir du père Bourguet, sa grosse tenaille, cette espèce de grosse lame « le tranchet » avec lequel il taillait la corne des sabots comme on appointe un crayon! Mais le moment le plus sublime, était lorsque le fer brûlant était présenté au sabot du cheval et qu'un nuage de fumée blanche envahissait la place avec une odeur acre de corne brûlée qui se répandait jusqu'à « la Coustourelle ». Souvent l'animal apeuré se cabrait en poussant un long hennissement.

Tout autour de l'animal, un groupe d'hommes-toujours les mêmes-des habitués amoureux des chevaux et des oisifs du village venant se chauffer auprès de la forge.

Je me souviens très bien du « Piv » qui « mollardait à trois mètres » après chaque phrase.... du gros Roque dit le Ténor, du « panard de Planchon » qui ne pouvait pas faire quelques commentaires sans y incorporer quelques jurons ou de Bergès « l'escoubiaïre» dont les claquements de son fouet et les coups de gueule résonnaient dans toute la place....

Ma mère n'aimait pas que je m'attarde à cet endroit. C'est vrai que les conversations de ces hommes n'étaient pas toujours très « catholiques » et chaque fois j'enrichissais mon vocabulaire de quelques « gros mots » supplémentaires !

Il n'y a plus de maréchal ferrant ni de chevaux sur la place aujoud'hui. Cette place que je voyais immense lorsque enfant je la traverssais à pied n'est finalement qu'un petit parking où stationnent une dizaine de voitures.

Aussi, le fait de rencontrer au milieu de la campagne un acteur de ce vieux métier aujourd'hui pratiquement disparu m'a procuré un immense plaisir .

dimanche, avril 01, 2007

LES PIERRES PARLENT à CEUX qui savent les ENTENDRE (Anatole France)

LES PIERRES PARLENT A CEUX QUI SAVENT LES ENTENDRE (Anatole France)

Dans la cour de l'ancienne école de garçons qu'un soleil d'hiver baignait de ses pâles rayons, j'assistais il y a quelques temps à une compétition de VTT.


En attendant l'heure du départ, j'en profitais pour admirer cette vieille batisse quand soudain, il me sembla qu'une faible voix s'exhalais comme un souffle de l'une des pierres du vieux perron.


Intrigué, je tendis l'oreille et voici ce que j'entendis ....



Il y a un peu plus d'un siècle qu'on me scella à cette place et depuis que d'évènements se sont déroulés sous mes yeux. Tes parents n'étaient certainement même pas nés, en ce jour d'octobre 1896 où eurent lieu les cérémonies d'inauguration : Quelle fête! Des fleurs, des guirlandes,des drapeaux, de la musique et des discours!


Parmi les personnages qui passèrent et repassèrent mille fois devant moi, je garde le souvenir d'un charmant monsieur que certains appellaient familièrement Gaston. Jeune encore, la moustache retroussée, le sourire aux lèvres, il n'arrétait pas de serrer les mains , c'était Gaston Doumergue d'Aigues-Vives futur président de la République.


Je le revis quelques années plus tard le dix juillet 1904 à l'occasion du centenaire de Jean Macé et ce fut là encore une grande fête. A l'esplanade on servit un banquet de six cent couverts;


on dansa très tard, et la journée se termina par une bagarre sur les quais à coups de poing et à coups de cannes entre les « républicains » et les « camelots du roi » !


.....mais chut.....je préfère te parler des réjouissances que ne manquaient pas de nous offrir, tous les ans, les anciens élèves groupés dans leur société « le devoir ». Comme ils l'aimaient leur école,même après l'avoir quittée! Les temps ont bien changé.


Quelques séances récréatives restent gravées dans ma mémoire : celle de 1903 donnée au profit des victimes de la catastrophe de la Martinique et puis bien plus tard vers 1920 une représentation de Madame La Neige réveillez-vous...que cinquante fillettes vétues de blanc chantèrent sur le perron sous les applaudissements d'un millier de spectateurs enthousiasmés.....


....Et des causeries...et des conférences...et des promesses électorales ! J'ai vu et entendu,sur ce perron et dans l'immense préau des hommes « célèbres » : Lafferre qui par la suite devint ministre, Urbain Gohier le journaliste à la verve mordante, Marcel Cachin, Sébastien Faure et ses petits chanteurs de « La Ruche » . Ah le bon , l'heureux temps..... Mais la guerre vint, et puis encore une autre guerre.


Au lieu des minois frais et roses de nos jeunes élèves, je connus la rude voix des hommes étrangers. Ce furent d'abord les réfugiés belges qui trainèrent avec la nostalgie de la patrie perdue, leur lourd manteau de misère et de souffrance.


Notre calvaire commençait et, un jour de Mai 1943, l'école toute entière frémit sous la botte de l 'envahisseur.


Puis la LIBERATION nous amena de jeunes garçons au teint bruni, au masque énergique, des Français cette fois et leur coeur battait sous la canadienne de rude toile.Je reconnus plusieurs de mes petits amis. Ils avaient troqué la blouse noire de l'école pour l'uniforme vert du Maquis.


Hier enfants ? Aujoud'hui soldats de la Liberté !


Après la guerre je revis encore beaucoup de petites têtes blondes, tellement que l'on cloisonna le préau pour créer de nouvelles classes .(ce ne fut pas une bonne décision puisqu'à l'origine les grandes ouvertures du préau étaient destinées à faciliter l'écoulement des eaux en cas de grosse crue du Vidourle...et l'on a pu constater le résultat quelques années plus tard avec les dégats considérables occasionnés par l'inondation du 4 octobre 58.) Je vis également pousser derrière moi d'horribles « frébabriqués » et finalement dans les années 60 on ajouta un deuxième étage à l'école. Après les inondations de 1958 et devant la démographie galopante de Sommières et ses environs, on décida de construire non loin d'ici l'école de la Condamine et pour finir, dans les années 80 la création du collège Gaston Doumergue de l'autre côté du pont.


De ce fait depuis une dizaine d'années je me sens abandonnée. Le perron est désert, il n'y a plus les allées et venues des maitres en attendant que l'horloge sonne. Du reste cette dernière est depuis bien longtemps arrêtée.


Pourtant depuis quelques temps, à la belle saison et principalement pour les fêtes, on organise dans la cour, une « brocante », une exposition, un apéritif ou une « encierro ».


Tout à l'heure après le départ des concurents je retrouverai ma solitude et le croassement des corneilles dans les grands platanes remplacera la sono des organisateurs de la compétition...




Les coureurs sont partis et les confidences de la vieille pierre aussi... mais j'ai encore dans mes oreilles ce bourdonnement : Les pierres parlent à ceux qui savent les entendre.....les hommes et les années passent , mais elles restent pour garder leur souvenir .

Les PIERRES parlent....

1924 : La fête annuelle devant les pierres du perron...
1933 : les murs de l'école après la terrible"Vidourlade"
1943 : les soldats allemands dans la cour de l'école
1958 : le directeur constate les dégats après l'inondation.
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LES PIERRES....parlent.....

2002 : Après l'inondation, les murs de la cour de derrière.....

2006 : Dans la cour ( de devant) journée "brocante"
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