mercredi, février 20, 2008
mardi, février 19, 2008
Sommières: bientôt le MOTO-CROSS
Comme chaque année au mois de mars, le Moto club Sommièrois prépare sa plus grande manifestation de l'année : le moto cross.
Depuis quelques dimanches à La Tourille dirigeants et amoureux de la moto s'affairent afin de préparer cette manifestation qui, chaque année attire de plus en plus de monde. Et pour cette année un nouveau parking a même été aménagé .
Cependant si cette course est la plus importante de la saison, il ne faut pas oublier les autres manifestations : trial, courses pour les jeunes et rallye des vieilles motos.
Cette association a été crée dans les années soixante par une poignée de jeunes mordus de cette discipline et , bien entendu ....ils sont toujours là !
Quel Sommièrois n'a pas en mémoire les années soixante et dix et les « fameuses concentrations motocyclistes » du mois d'aout. Deux mille motards dans la ville! L'esplanade, le mas Franc transformés en camping ; Quelle ambiance et que du bruit (trop même aux dires de certains,) du coup on n'a plus jamais vu çà!....
Et le championnat de monde de trial avec toutes vedettes de l'époque et la participation du champion du monde 78 ? ... Et la course inédite de l'autre coté du pont le Grass-track ? ...et les premières compétitions sur la piste de « la bourre » avec nos champions locaux ?. Que de bons souvenirs et que le temps passe vite.....en voici quelques photos !
1978 : les concurents du trial avant le départ de cette première manche du championnat du monde
A l'arrivée un concurent répond au journaliste .
les vainqueurs reçoivent leur récompense .
1979: Sur l'ancienne piste de "la bourre" quelques minutes avant le départ
passage d'un concurent Sommièrois toujours sur cette piste de "la bourre"
Cette piste sera abandonnée au début des années 80 au profit de la nouvelle piste (actuelle) de "la tourille"
1978 : exposition de quelques vieilles motos
1991 : Sur la piste de "la tourille" spectacle et émotion garantis !
2005 : l'immense parking est à présent trop petit.....
mardi, février 05, 2008
1912 : les élus du 5 mai : première municipalité socialiste de Sommières (Gaston Barbut maire,F.Paul et L.Théron adjoints) la campagne électorale a coûté 74 f .
première page de l'hebdomadaire socialiste (S.F.I.O.) local "La Bataille" faisant état de la bagarre entre "républicains et réactionnaires"
jeudi, novembre 08, 2007
HOMMAGE aux CHEMINS de FER
SOMMIERES: Un hommage aux chemins de fer .1
Récemment le rond point de la route de Salinelles tout près du nouveau pont a été aménagé d'une façon originale . C'est vrai qu'à première vue les nouveaux résidents et les « étrangers » demanderont ce que vient faire cette draisine au beau milieu de ce carrefour, et lorsque on leur parlera de la gare...ils seront très surpris .
Pourtant cette initiative est une excellente occasion de rappeler que, par le passé la gare de Sommières était un important noeud ferrovière entre Nîmes, Montpellier, Alès et..Paris par la ligne du Vigan-Tournemire qui rejoignait le Béziers-Paris par le massif central.
Mon grand'père comptable chez un négociant en vins me disait souvent, qu'après la grande guerre vers 1920, une lettre postée à la gare au premier train le matin était immanquablement distribuée à Paris le lendemain après midi au cours de la deuxième tournée. (quand on sait qu'aujourd'hui pour peu que le code postal ne soit pas au bon endroit...il faut trois jours!)
Elle était importante aussi bien au niveau des voyageurs qu'au niveau des marchandises.
Jusqu'à sa fermeture au début des années soixante et dix une quarantaine de Sommièrois travaillait pour la SNCF et une douzaine de trains ou plus exactement d'autorails circulait journellement dans les deux sens. Ce quartier était très animé car beaucoup de gens allaient travailler à Nîmes. Mais cette période est révolue et la « voiture » a été fatale à cette activité. Aujourd'hui, la gare et les quais n'existent plus. A cet emplacement il y a un hôtel et les entrepôts de la gare de marchandise abritent les « Malabars ».
Moi, je me souviens de la « plaque tournante » qui se trouvait sous « Costecirgue », du buffet de la gare où les cheminots venaient se restaurer, je revois même la tenancière mademoiselle Ge... très laide, ses grosses lunettes avec des verres aussi épais que des culs de bouteilles et qui disait à qui voulait l'entendre : je ne suis demoiselle que de nom! , de la gare de marchandises où il y avait en permanence des wagons citernes pour le transport du vin, des wagons à bestiaux et d'autres avec des plateaux pour charger le cuir et le coton. Quelques jours avant les foires, avec d'autres enfants nous allions voir débarquer les chevaux. Quel spectacle! ensuite, nous suivions les maquignons marchant devant leurs « cabales » dans la traversée de la ville. J'entends encore le père Audoyer faisant claquer son fouet dans la rue neuve pour annoncer son passage et Goubert avec sa blouse noire traverser le pont au milieu de la chaussée vociférant contre les rares automobilistes. Ce jour là, la rue était à eux!
En évoquant la gare et les wagons citernes, il me revient cette anecdote qui se passe quelques jours avant la libération de Sommières. Depuis le début de l'été souvent la sirène sonnait et les alertes se multipliaient, on n'y faisait plus attention, car on entendait des bombardiers passer bien haut mais ce jour là, ce fut un autre sénario: quelques chasseurs alliés, en rase-motte mitraillèrent... la gare. Objectif visé : un train de marchandises avec quelques wagons citernes probablement remplis d'essence. Une paire de ces citernes furent percées mais n'explosèrent pas car elles ne contenaient pas de carburant mais du vin. C'est alors que le soir nous avons vu notre voisin, employé de gare, revenir avec la remorque de son vélo chargée de toutes sortes de récipients pleins de vin. Tous les voisins « courageux » s'étaient servis !
Lorsque j'étais enfant avec mon frère en descendant du mazet, nous courrions sur le pont de la grand-fon pour voir la locomotive s'engager sous le tunnel à grands coups de sifflets et là pendant un long moment nous étions pris dans un épais nuage de fumée. Quelquefois même nous sortions de ce brouillard passablement « mascarés » ce qui nous valait une bonne « raclée ».
Par la suite, bien plus tard, le samedi soir nous allions attendre , au dernier train mon frère qui était en pension à Nîmes. C'était notre promenade en famille qui donnait à mes parents l'occasion de bavarder et d'apprendre les derniers « potins » du village; par contre le lundi matin mon frère montait à la gare tout seul et bien souvent en courant de peur de manquer la « micheline ».Mais tout cela est bien loin.....Depuis une paire d'années, à grands renforts de travaux, d'aménagements et surtout d'investissements la voie ferrée a été transformée en voie verte . Etait-ce bien le bon choix?
Si le fait d'avoir réhabilité et sauvé cette voie à l'abandon est une très bonne chose, n'aurait-il pas été plus judicieux d'envisager d'instaurer une ligne de bus...ou pourquoi pas le tramway car il est certain que d'ici quelques années on ne pourra plus se rendre à Nîmes en voiture Mais comme me disent mes petits enfants: papi tu rêves et puis où irions-nous faire du roller?
HOMMAGE aux chemins de fer 2
préparatifs avant de pouvoir mettre la "draisine" sur les rails
deux puissantes grues soulèvent l'engin
sous le regard des responsables municipaux la "draisine" va prendre sa place sur les rails
LA GARE DE SOMMIERES
1983 : voyage de "prestige" à l'occasion des élections municipales .
l'autorail au passage à niveau de la route de Souvignargues
1950 la gare vue du haut de la tour
LA GARE de SOMMIERES
à la gare de marchandises les ouvriers déchargent les "foudres" (1928)
sur les quais de la gare un train de marchandises en attente de départ (photo de 1928)
arrivée du président de la république (Fallières) à la gare : septembre 1907 (il y a cent ans!)
mardi, octobre 09, 2007
SOMMIERES: foire de la St Mlchel
sous le regard des petits et des grands les moutons traversent la foire et les manèges....
mardi, août 28, 2007
BALS et FETES d'Autrefois.....
Grand-père et petite fille
« Pourquoi après chaque bandido tu ne veux jamais rester pour assister au bal ?
Chaque fois c'est pareil tu me dis on s'en va ...le bal c'est nul à croire que tu n'aimes pas la musique! Fais-moi plaisir et restons un peu...... »
Mais non ma petite fille, au contraire j'adore la musique mais le spectacle auquel on assiste aujourd'hui n'a rien à voir avec la musique et les bals d'autrefois . Regarde cette immense estrade installée à grands renforts de cables électrique, de projecteurs, de micros et d'énormes baffles sur laquelle viennent, jouer, gesticuler ou chanter -bien souvent en play-bak- les musiciens .Pour moi ce n'est pas çà le bal : regarde également : il n'y a personne qui danse ; alors c'est quoi cette fête? Ajoute cette sono assourdissante et ces éclairages aveuglants , et tu comprendras que ce genre de manifestation n'est plus de mon age et pas fait pour mes pauvres oreilles.
Pourtant, lorsque j'avais ton age, à chaque fête, je ne manquais jamais de venir m'installer près de l'estrade de l'orchestre. Comme je te le disais l'autre jour, à cette époque je commençais de jouer du piston et là près des musiciens je ne perdais aucun geste du trompette de la formation.
Le premier bal auquel j'ai assisté c'était pour la fête du Bourguet quelques années après la guerre. L'orchestre, le Cigall-jaz était composé uniquement de Sommièrois et je peux même de dire les noms! Il y avait Jeannot Molès à la batterie...Niguès,Chaptal,Bourguet...Lazzarina, et en guise d'estrade, ils étaient montés sur le toit du poids public (aujourd'hui disparu).... mais je vois tout çà ne t'intêresse pas.
A cette époque là, après les restrictions, toutes les occasions étaient bonnes pour faire la fête et, même si les programmes des réjouissances dans notre région n'ont depuis guère changé : Bals,boules, taureaux, les organisateurs mettaient leur point d'honneur à faire venir les meilleurs orchestres . L'été cela se passait sur les places du marché, du bourguet, des aires ou dans la cour de l'école de garçons. Tour à tour il y avait la kermesse de l'Uss, celle des amis de l'école laîque, du club taurin.... par contre l'hiver c'était le préau des écoles qui était réquisitionné car les salles polyvalantes et autres n'existaient pas encore.
Aussi, plus tard, habitant à proximité, j'étais aux premières pour assister presque tous les samedis soir à ces soirées dansantes organisées là encore au profit des associations locales. J'ai entendu dans ce préau toutes les formations en vogue du moment et je connaissais par coeur le déroulement de la soirée qui commençait toujours par une marche (fleur de Paris) ou un pasodoble; ensuite suivait toujours le slow, le tango, le boléro, la rumba, le mambo puis le tchatchatcha et enfin la valse.... En ce temps là le bal commençait à neuf heures et se terminait à minuit et presque toujours les jeunes filles étaient accompagnées (et surveillées) par leur mère..... et à ce sujet j'ai en mémoire une histoire qui va te faire rire : On avait fait venir un orchestre de Montpellier composé uniquement d'étudiants africains et nouvauté, on commençait d'utiliser les jeux de lumière et ce que l'on appelait la lumière noire. Le principe était de supprimer les éclairages et d'allumer deux projecteurs émettant une lumière bleue en direction des musiciens. Cette luminosité spéciale avait la propriété de ne faire ressortir de l'obscurité que les blancs et les couleurs très claires. Avec leurs yeux, leurs dents blanches et leurs volumineuses « babines », le col et les poignets de leurs chemises et quelques instruments appropriés .....pendant qu'ils exécutaient un mambo, l'effet était sublime et envoutant.
Pas loin de moi, sur un banc à proximité de l'orchestre une fille de mon age était assise à coté de sa mère, et au moment où les musiciens attaquèrent le « mambo jambo » la maman se leva, pris sa fille par la main et lui dit devant tout le monde « allez viens Jeanine partons, ces nègres me font peur! »
Il y a bien longtemps que la maman de Jeanine a rejoint le chemin de la route de Saussines et cependant, lorsqu'il m'arrive de croiser dans Sommières sa fille, je ne peux m'empêcher de penser à ce bal et ces musiciens de l'african-band.
Bals et kermesses d'autrefois
samedi, août 25, 2007
LA LIBERATION de SOMMIERES
LIBERATION de SOMMIERES
Moi aussi je m'en rappelle....comme si c'était hier, et pourtant je n'étais qu'un enfant !
Ce samedi là , un 26 aôut nous étions « réflugiés » au mazet dans les Mauvallats car depuis quelques jours la ville était traversée par des colonnes allemandes . Et chaque passage signifiait coups de feu, panique et pillage . D'ailleurs au début du mois au cours d'un accrochage avec la résistance un soldat avait été tué et, en représailles les allemands avaient incendiés quelques maisons du faubourg du pont.
Du haut du chemin de Calès au travers des oliviers mon père observait la route de Boisseron et les troupes de la Werrmarth battre en retraite. De temps en temps on entendait une rafale où quelques coups de feu mais dans l'après midi, après avoir vu de grands feux sur les collines environantes nous vîmmes sugir dans le ciel, à basse altitude trois ou quatre avions alliés qui mitraillèrent copieusement la colonne allemande. Cette dernière s'était abritée le long du Vidourle entre Salinelles et Lecques. En fin de soirée, on chantait la Marseillaise et le drapeau tricolore flottait sur la mairie.
Le lendemain les sept ou huit cent prisonniers furent amenés aux écoles et au cinéma où ils ne restèrent pas longtemps
.Nous étions enfin libres et notre première sortie (à bicyclette) fut d'aller voir les restes de la colonne anéantie ..où les carcasses des canons et des véhicules brùlés jonchaient encore le sol.
Soixante-trois ans après je me revois encore regardant les traces des balles des avions sur les murs du cimetière de Salinelles ! (et il me semble bien qu'elles y sont encore)
LA LIBERATION de SOMMIERES
Toujours au faubourg du Pont : représailles des allemands....une autre maison brùlée.
mardi, août 07, 2007
SOMMIERES : nostalgiques du C.T. La Muleta
1975 : sortie au pré annuelle pour les jeunes de Sommières qui profiteront de cette belle journée pour faire une bonne grillade !
1981 : de plus en plus de jeunes pour les sorties du club taurin . Il est vrai qu'ici à Pondres le déplacement n'est pas important.
1977 : Le taureau "Flambeau" à la corde que les jeunes promènent dans les rues de la ville ; ici dans la rue Antonin Paris. ( depuis pas mal de temps cette pratique est interdite mais à l'époque le taureau à la corde avait beaucoup de succès!)
































