dimanche, novembre 28, 2010

Sommières: Massereau souvernirs d'enfance..1

C'est en visitant dernièrement avec mon ami A.Alary le magnifique camping de Massereau, qu'en passant sur l'une de ces deux passerelles qui enjambent la voie verte, je suis revenu soudain, presque soixante et dix ans en arrière .
A l'époque, comme mon grand frère était chez les scouts, moi je faisais partie des louveteaux. Presque tous le jeudis, les "bois de Causse de Massereau" étaient notre destination favorite où nous faisions des jeux et de temps en temps un feu de camp.
C'est au cours d'un de ces interminables jeux de piste qu'ayant suivi quelques garnements bien plus âgés que moi, nous nous sommes égarés. Après avoir rodé d'une clairière à l'autre nous sommes tombés sur une passerelle sous laquelle un train venait juste de passer. C'est alors qu'un "grand" a dit: nous ne sommes pas perdus, suivons le train et nous arriverons à la gare !
Effectivement nous sommes bien rentrés en fin d'après midi et, en arrivant à l'entrée de la Taillade, je revois encore ma mère les bras au ciel tellement heureuse de me retrouver ainsi que la monitrice et mon frère qui étaient venus à notre recherche.
Par contre, à la maison, ce ne fut pas la même ovation : et je me suis pris une magistrale "rouste" de la part de mon père . Désobéir à la cheftaine et marcher sur la voie de chemin de fer au risque de se faire écraser! La monitrice également eut droit aux remontrances de mes parents et bien entendu, je ne suis plus jamais retourné chez les louveteaux!
Bien des années plus tard, chaque fois qu'elle venait à Sommières Lucie Barral (la cheftaine) venait me dire : Tu te souviens de ton escapade de Massereau et du "savon" que ton père m'a passé ? il faut dire que tu étais un gamin vraiment insupportable et jamais le dernier pour faire des "conneries"
Un autre souvenir de ce même quartier (Ici c'est l'ancienne voie ferrée de la ligne Sommières-Montpellier sur le pont qui enjambe le Vidourle) celui-là se situe pendant la guerre. Mon père avait obtenu une petite parcelle de terre aux jardins ouvriers au bord de Corbière. Comme il n'était pas très doué pour ce genre d'activité, il se faisait aider par un "marque mal" , un marginal comme on dit aujourd'hui que l'on appelait La Huppe.
Des légumes? si je me rappelle bien : des navets , des topinambours, des fèves car loin de la ville on ne pouvait pas surveiller la récolte , mais ce dont je me souviens le plus c'est de Corbière : ce petit ruisseau qui vient d'Aujargues et qui va rejoindre Vidourle. En bordure de notre jardin il y avait un grand "gour" où mon père avait remarqué la présence d'anguilles.
En pleines restrictions en capturer une paire cela améliorerait notre ordinaire !
Après plusieurs essais infructueux qu'elle ne fut pas la surprise un jour de constater qu'il y avait quelque chose dans le "gangui" (la nasse) et La Huppe s'empressa d'en retirer...une énorme couleuvre.
Je n'ai aucun souvenir...mais par la suite mon père a toujours certifié que nous avions mangé ce serpent !
L'entrée du domaine vinicole de Massereau .
Posted by Picasa
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