mardi, octobre 06, 2009

Sommières: La "table" de la Presse Sommièroise 1958

Photo prise à l'hôtel du Nord chez Christol lors du banquet d'inauguration de la nouvelle gendarmerie située à la Viollette rue Emille Jamais (printemps 1957)Comme les "médias" actuels Télé,SMS Internet n'existaient pas encore, la Presse écrite était pratiquement le seul moyen important d'information de l'époque.
De ce fait les grands quotidiens régionaux (ils étaient quatre) se livraient --par l'intermédiaire de leur correspondant--une véritable petite guerre .
Sur cette photo ilo y a donc :
Alfred Bédrine correspondant de "La Voix de la Patrie" qui bientôt après est devenue : La Marseillaise.
Edmond Stoz
était celui de "Midi Libre" et il avait l'avantage sur ses concurrents d'être le secrétaire de Mairie donc d'avoir la primeur des nouvelles officielles.
Au milieu c'est Pépé Cérano lui, c'était un dessinateur humoristique qui offrait ses dessins tour à tour à chacun des journaux.
Roger Mouret, en plus d'être celui du "Provençal" (devenu depuis La Provence) écrivait également sur les hebdomadaires "l'écho du Vidourle" et "l'information sportive"
Enfin Marcel Le Rouzic s'occupait du "Méridional /La France" et était en relation avec le journal "La Croix"
Derrière eux sur cette photo le serveur c'est Arnaud dit Chichois !
En revoyant la "tête" de Bédrine (peintre de la rue Paulin Capmal) ces petites histoires véridiques me reviennent en mémoire .
"Le vieux portail de bois moisi et vermoulu de ma remise n'ayant pas résisté au Vidourle de 1958, j'avais décidé de le faire remplacer par un nouveau portail en fer . Mais afin de garder le style ancien de nos vieilles rues, j'ai proposé à Fredo de me le peindre à l'ancienne façon faux-bois . Bédrine n'était pas un artiste, il était plutôt du genre barbouilleur et, à la fin du travail comme je lui faisais remarquer que le résultat n'était pas terrible, il finit par me dire en bégayant (car il bégayer!) : Tu comprends si le faux-bois était trop ressemblant les courcoussons (les termites ) s'y mettraient tout de suite !
Un autre farce de mauvais gout que quelques jeunes aimaient faire en allant jouer au ping-pong le jeudi au Cercle du Prolétariat (qui se trouvait au marché au premier étage du N:6 ). Ils annonçaient que l'on avait transporté Bédrine à l'hôpital...et comme chaque fois il y avait toujours quelqu'un pour demander pourquoi la réponse était toujours la suivante : Ce matin, au chiotte en se torchant avec La Voie de la Patrie, Fredo s'est coupé les c......s avec la faucille du journal .C'est vrai que ce journal affichait alors en première page l'emblème du parti : La faucille et le marteau .... et que les papiers de toilettes Lotus et autres ne faisaient pas encore partie de notre quotidien !


Un dessin de Pépé
et un autre paru dans Le Provençal où l'on peut reconnaître, dans la Grand'rue devant la pharmacie Bessière, Yves Boutin,Joseph Furanzano, Bessière et R. mouret
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