mardi, octobre 09, 2007
SOMMIERES: foire de la St Mlchel
sous le regard des petits et des grands les moutons traversent la foire et les manèges....
mardi, août 28, 2007
BALS et FETES d'Autrefois.....
Grand-père et petite fille
« Pourquoi après chaque bandido tu ne veux jamais rester pour assister au bal ?
Chaque fois c'est pareil tu me dis on s'en va ...le bal c'est nul à croire que tu n'aimes pas la musique! Fais-moi plaisir et restons un peu...... »
Mais non ma petite fille, au contraire j'adore la musique mais le spectacle auquel on assiste aujourd'hui n'a rien à voir avec la musique et les bals d'autrefois . Regarde cette immense estrade installée à grands renforts de cables électrique, de projecteurs, de micros et d'énormes baffles sur laquelle viennent, jouer, gesticuler ou chanter -bien souvent en play-bak- les musiciens .Pour moi ce n'est pas çà le bal : regarde également : il n'y a personne qui danse ; alors c'est quoi cette fête? Ajoute cette sono assourdissante et ces éclairages aveuglants , et tu comprendras que ce genre de manifestation n'est plus de mon age et pas fait pour mes pauvres oreilles.
Pourtant, lorsque j'avais ton age, à chaque fête, je ne manquais jamais de venir m'installer près de l'estrade de l'orchestre. Comme je te le disais l'autre jour, à cette époque je commençais de jouer du piston et là près des musiciens je ne perdais aucun geste du trompette de la formation.
Le premier bal auquel j'ai assisté c'était pour la fête du Bourguet quelques années après la guerre. L'orchestre, le Cigall-jaz était composé uniquement de Sommièrois et je peux même de dire les noms! Il y avait Jeannot Molès à la batterie...Niguès,Chaptal,Bourguet...Lazzarina, et en guise d'estrade, ils étaient montés sur le toit du poids public (aujourd'hui disparu).... mais je vois tout çà ne t'intêresse pas.
A cette époque là, après les restrictions, toutes les occasions étaient bonnes pour faire la fête et, même si les programmes des réjouissances dans notre région n'ont depuis guère changé : Bals,boules, taureaux, les organisateurs mettaient leur point d'honneur à faire venir les meilleurs orchestres . L'été cela se passait sur les places du marché, du bourguet, des aires ou dans la cour de l'école de garçons. Tour à tour il y avait la kermesse de l'Uss, celle des amis de l'école laîque, du club taurin.... par contre l'hiver c'était le préau des écoles qui était réquisitionné car les salles polyvalantes et autres n'existaient pas encore.
Aussi, plus tard, habitant à proximité, j'étais aux premières pour assister presque tous les samedis soir à ces soirées dansantes organisées là encore au profit des associations locales. J'ai entendu dans ce préau toutes les formations en vogue du moment et je connaissais par coeur le déroulement de la soirée qui commençait toujours par une marche (fleur de Paris) ou un pasodoble; ensuite suivait toujours le slow, le tango, le boléro, la rumba, le mambo puis le tchatchatcha et enfin la valse.... En ce temps là le bal commençait à neuf heures et se terminait à minuit et presque toujours les jeunes filles étaient accompagnées (et surveillées) par leur mère..... et à ce sujet j'ai en mémoire une histoire qui va te faire rire : On avait fait venir un orchestre de Montpellier composé uniquement d'étudiants africains et nouvauté, on commençait d'utiliser les jeux de lumière et ce que l'on appelait la lumière noire. Le principe était de supprimer les éclairages et d'allumer deux projecteurs émettant une lumière bleue en direction des musiciens. Cette luminosité spéciale avait la propriété de ne faire ressortir de l'obscurité que les blancs et les couleurs très claires. Avec leurs yeux, leurs dents blanches et leurs volumineuses « babines », le col et les poignets de leurs chemises et quelques instruments appropriés .....pendant qu'ils exécutaient un mambo, l'effet était sublime et envoutant.
Pas loin de moi, sur un banc à proximité de l'orchestre une fille de mon age était assise à coté de sa mère, et au moment où les musiciens attaquèrent le « mambo jambo » la maman se leva, pris sa fille par la main et lui dit devant tout le monde « allez viens Jeanine partons, ces nègres me font peur! »
Il y a bien longtemps que la maman de Jeanine a rejoint le chemin de la route de Saussines et cependant, lorsqu'il m'arrive de croiser dans Sommières sa fille, je ne peux m'empêcher de penser à ce bal et ces musiciens de l'african-band.
Bals et kermesses d'autrefois
samedi, août 25, 2007
LA LIBERATION de SOMMIERES
LIBERATION de SOMMIERES
Moi aussi je m'en rappelle....comme si c'était hier, et pourtant je n'étais qu'un enfant !
Ce samedi là , un 26 aôut nous étions « réflugiés » au mazet dans les Mauvallats car depuis quelques jours la ville était traversée par des colonnes allemandes . Et chaque passage signifiait coups de feu, panique et pillage . D'ailleurs au début du mois au cours d'un accrochage avec la résistance un soldat avait été tué et, en représailles les allemands avaient incendiés quelques maisons du faubourg du pont.
Du haut du chemin de Calès au travers des oliviers mon père observait la route de Boisseron et les troupes de la Werrmarth battre en retraite. De temps en temps on entendait une rafale où quelques coups de feu mais dans l'après midi, après avoir vu de grands feux sur les collines environantes nous vîmmes sugir dans le ciel, à basse altitude trois ou quatre avions alliés qui mitraillèrent copieusement la colonne allemande. Cette dernière s'était abritée le long du Vidourle entre Salinelles et Lecques. En fin de soirée, on chantait la Marseillaise et le drapeau tricolore flottait sur la mairie.
Le lendemain les sept ou huit cent prisonniers furent amenés aux écoles et au cinéma où ils ne restèrent pas longtemps
.Nous étions enfin libres et notre première sortie (à bicyclette) fut d'aller voir les restes de la colonne anéantie ..où les carcasses des canons et des véhicules brùlés jonchaient encore le sol.
Soixante-trois ans après je me revois encore regardant les traces des balles des avions sur les murs du cimetière de Salinelles ! (et il me semble bien qu'elles y sont encore)
LA LIBERATION de SOMMIERES
Toujours au faubourg du Pont : représailles des allemands....une autre maison brùlée.
mardi, août 07, 2007
SOMMIERES : nostalgiques du C.T. La Muleta
1975 : sortie au pré annuelle pour les jeunes de Sommières qui profiteront de cette belle journée pour faire une bonne grillade !
1981 : de plus en plus de jeunes pour les sorties du club taurin . Il est vrai qu'ici à Pondres le déplacement n'est pas important.
1977 : Le taureau "Flambeau" à la corde que les jeunes promènent dans les rues de la ville ; ici dans la rue Antonin Paris. ( depuis pas mal de temps cette pratique est interdite mais à l'époque le taureau à la corde avait beaucoup de succès!)
SOMMIERES: Jeux taurins d'antan....
Vers 1930 toujours à l'esplanade , un spectacle taurin (saut à la perche) dans un "rond" fait de charettes et de demi-muids.
celle-là est un peu plus récente puisqu'elle date de 1954 . C'est la première corrida dans les nouvelles arènes du bout de l'esplanade (ossature en tubes de fer réalisées par l'entreprise Favant de Quissac en 1953) et sur la photo c'est le matador "Pépé de Montijo"!
BEAUCOUP de monde à SOMMIERES
Sur les quais , il n'y a que pour la fête que l'on voit autant de monde .
Sur le pont, depuis dix heures du matin, en plein soleil, il ne reste pas une place pour admirer les "bious" et les chevaux
même sous les berges du "glacier" et à la "grave" les places étaient rares ! et personnellement je n'avais jamais vu autant de monde dans Sommières
samedi, août 04, 2007
FETES D'ETE à SOMMIERES
quel bonheur pour tous ces "gardians "(bien souvent) amateurs de participer à une telle fête.
.....et rassemblés dans le lit du Vidourle ils savourent ce merveilleux moment .
ABRIVADO dans "VIDOURLE"
sur le pont des centaines de spectateurs admirent ce spectacle inédit.
ici pas question de faire "escapé li bious"
et pour être "aux premières" suivre l'abrivado en barque!
à SOMMIERES du JAMAIS VU !
un spectacle grandiose et pour une première, ce fut une véritable merveillle.
Certains disent qu'Hannibal est ses éléphants sont passés "dans Vidourle", c'est sans doute une légende ,mais ce qui est certain c'est que les taureaux de Paulau et de Clément eux...seront passés ...sous le pont !
Sublime ce passage sous les arches du pont : TIBERE n'avait certainement pas prévu....
mardi, juillet 03, 2007
ARENES de SOMMIERES
Grand-père et petite fille
« Non, ma mignonne »! Un grand-père ne ment jamais à sa petite fille, surtout lorsqu'il lui parle de la petite ville où elle habite et que par un bel après midi de juin finissant, ils se trouvent tous les deux la main dans la main, à l'esplanade près des arènes, lieu favori de leurs promenades ...
Alors il paraît que dernièrement avec les enfants de ton école vous êtes allés voir un spectacle taurin dans les arènes? A l'époque, les examens certificat d'études et brevet élémentaire passés nous restions beaucoup de temps dans la cour de récréation à jouer aux billes ou aux osselets
. Personnellement je trouve que c'est une bonne chose de faire connaître aux enfants des écoles cette « fé di biou » chère à notre région. Et comme tu me sembles aimer les « bious » je te promets cet été pour les fêtes de t'amener voir une course de nuit avec l'homme de bronze et le toro piscine, tu verras c'est rigolo. Il faudra aussi que nous allions voir une « royale »et là ce ne sont plus les jeunes joyeux lurons du village qui s'amusent avec la vachette mais des raseteurs vétus de blanc qui affrontent les gros taureaux aux cornes acérées. A l'aide de leur crochet ils doivent enlever la cocarde qui se trouve sur le frontal de l'animal. C'est un beau spectacle qui attire beaucoup de monde sur les gradins d'autant que, sans être chauvin, nos arènes ombragées sont les plus agréables de la région!
Mais puisque nous parlons des arènes sais-tu que celles-ci sont assez récentes : c'est en 1992 qu'elles ont été inaugurées , par contre les anciennes,(celles en tubes et en planches) je les ai vues construire ! C'était dans les années cinquante....1953 je crois! Tiens, regarde cette plaque : Elle est là en mémoire du docteur Allier ardent défenseur de nos traditions méridionales et puis aussi celle qui se trouve là-bas Jean Lafont, lui, c'est un célèbre manadier
Et avant les arènes ? Eh bien ...elles n'existaient pas .Voilà tout! Sur leur emplacement c'était toujours l'esplande avec des platanes et des herbes folles et pas manège pour enfants ni de camping par contre au milieu il y avait une corbeille de yuccas parmi lesquels trônait une majestueuse plante de cent ans.
Et alors où faisait-on courir les taureaux quand les arènes n'existaient pas ? Eh bien on les mettait dans un rond fermé par des charettes et des demi-muids, aux aires, au bourguet, au marché ou près de la baraque de la mère Mourrut au bas de l'esplanade ... mais ceci est une autre histoire que je te raconterai une autre fois.
les arènes de Sommières
l'entrée des arènes actuellement....;
1991 construction des nouveaux gradins
LES ARENES de SOMMIERES
1979 en attendant le début du concours de manades....
1991 démolition des "vétustes arènes" (ossature de tubes de fer et gradins en planches)
1992 : inauguration des nouvelles arènes.....
jeudi, juin 14, 2007
SOMMIERES: LA COUSTOURELLE
SOMMIERES :LA COUSTOURELLE
Grand-père et petite fille :
Je me souviens parfaitement, c'était l'année dernière et, les vacances terminées, tu venais de reprendre le chemin de l'école. Nous avions profité d'une belle après-midi de ce mercredi et gravi ensemble le petit chemin étroit qui conduit aux ruines du château de Mont-Redon. Là-haut nous avions longuement admiré le magnifique paysage ; en bas Sommières, le Vidourle, les ponts et les nouveaux lotissements, à notre gauche, toujours dans la plaine, Salinelles et la chapelle St Julien et derrière nous le Pic Saint Loup.
Mais ce que tu avais le plus aimé c'était en façe de nous,cette immense forêt (pour toi) sombre qui s'étendait de la tour de Sommières au château de Villevieille: La Coustourelle.
Et maintenant tu voudrais que je te conduise là-bas ?
Et bien c'est promis...un de ces mercredis où tu seras libre et que tu n'auras pas de cours de musique ou de danse, nous monterons par le vieux sentier de La Vignasse ou si le chemin est trop mauvais nous passerons par celui de « queue de renard » et nous arrriverons sur cette colline d'où le soleil semble se lever chaque matin. Sa ceinture de pins à la robe sombre la rend austère et sous ses grands arbres la verdure y est rare.
N'importe! Pour beaucoup de sommièrois de mon âge, La Coustourelle reste un lieu magique et plein de souvenirs .... et pour toi, mignonne fillette, j'accomplirai une fois encore, ce pèlerinage. Tant pis pour mes vieilles jambes et leurs rhumatismes.
Là-haut, nous nous assiérons au pied d'un de ces grands arbres dont le tronc semble pleurer des larmes brunes, et nous écouterons la chanson du vent à travers le feuillage des aiguilles....
Puisque tu aimes la musique et que tu te passionnes pour la danse, nous irons donc écouter la chanson du vent dans les grands arbres de la colline tout près de La Vignasse.
Ah ! cette musique dans les pins : tantôt douce comme le murmure de la brise qui fait onduler les moissons dans la plaine elle devient souvent entrainante et presque virile. Elle me trouble et m'émeut sans que je puisse dire pourquoi... et les rayons du soleil au travers des branches agitées par le vent ...quel spectacle d'ombre et lumière digne d'un magnifique ballet!
....A ton tour tu l'écouteras et peut-être que toi aussi, dont l'oreille est plus subtile et l'âme plus délicate, y reconnaîtras-tu quelques vieilles complaintes.
Mais au fait sais-tu que cette colline mythique que nous adorons tous a inspiré naguère un poète sommièrois ? En effet c'est Poussigues-Meyrel qui au début du siècle dernier, avec son ami Henri Verdun écrivirent « La Coustourelle », musique qui ouvrait pratiquement toutes les manifestations locales que l'on appelait alors des concerts . Du reste dans mes vieux papiers, au grenier je crois que j'ai encore la « partition » car je suis sur que tu ne vas pas me croire, je jouais à l'époque du cornet à piston avec la musique « nos espoirs Sommières-Calvisson ».
C'était il y a bien longtemps et j'avais plus de souffle quà présent !



















