lundi, septembre 22, 2014

Sommières : "TRIALS"

Le championnat de France 2014
à la piste de "la tourille"






le matin c'était la compétition des "juniors"


encouragés par de nombreux parents

ici  : une compétition  en  2012

2010 : championnat de ligue
....et remise des prix 
1990 : Trial à l'esplanade
devant les arènes...
...et aux passes de Garanel
et Le championnat du monde de 1978
départ de la place du Bourguet
le contrôle avant le départ
beaucoup de monde devant la poste
et à la montée du château
le remise des prix ....

jeudi, septembre 18, 2014

Sommières : C'était un "gros VIDOURLE" .

....et la plus importante inondation depuis 2002.
Presque quatre mètres cinquante à l'étiage et bien entendu la 
Grave,les places du marché,les rues basses, les quais,une partie
 de la grand rue les aires et l'esplanade furent inondés une partie 
la matinée .
Ici : La grand rue où l'eau commence de se retirer

 la rue jardinière
la place J.Jaurès et la rue P.Capmal
 à la "Grave" où le Vidourle sort en premier

Lorsque "Vidourle" se retire, il faut nettoyer !
 de l'autre côté du pont  à la place des aires
le parking inondé
la passerelle est sous les eaux ...et l'office du tourisme fermé !
ici le quai Gaussorgues
 et là, la place du marché 
 angle quai Gaussorgues et rue Général Bruyère
et là au bout de l'esplanade...Garanel

samedi, septembre 06, 2014

Sommières: GARANEL.....Souvenirs,souvenirs !

  
C'est en prenant ces «premières photos de l'encierro dans Vidourle »...que je n'ai pu m'empêcher de penser et de retourner à de longues années en arrière .

Car dans ce quartier où je suis né et où j'ai grandi : l'esplanade, la cour des écoles et Garanel étaient mes terrains de jeux .
Avec mon frère et mon cousin Vercler nous passions de longues heures au bord du Vidourle et particulièrement à Garanel, l'été c'était pour la baignade et le reste du temps pour la pêche
La plus grande partie de nos passe-temps était en effet d'arpenter les berges du fleuve avec notre canne à pêche dans le but d'attraper quelques poissons
Comme c'était pendant la guerre , l'occupation ...et les restrictions , lorsque nous ramenions quelques poissons (ombres,poissons chat, perches soleil ) ma mère s'empressait de nous préparer une «bouillabaisse»avec des topinambours ou des rutabagas ( et c'est sans doute pour cela que pendant de longues années j'ai détesté...cet excellent plat!)
Chaque partie de pêche était pour nous une sorte de concours . A l'époque, nous n'avions pas de 'lancer' ni de nasse ….une simple canne en roseau et nous enfilions nos poissons par les ouïes autour d'un jonc … chacun le sien. Alors lorsque nous revenions fiers de nos trois ou quatre petites prises et que nous passions devant les sentinelles et les soldats allemands qui occupaient l'école certains d'entre eux ( qui avaient certainement des enfants de notre age) souriaient et peut être aussi nous plaignaient !
Un matin alors que nous étions entrain de taquiner le goujon sur le fuyant du moulin de Garanel, une explosion retentit un peu plus haut vers 'les conques' (actuellement au niveau du nouveau pont) mais pensant qu'il s'agissait d'un exercice des militaires cela ne nous a pas empêché de continuer notre pêche. En fin de matinée alors que, comme d'habitude, nous rentrions à la maison avec deux ou trois 'gardons' au bout de nos joncs, un soldat vint vers nous et nous donna un plein seau de poissons .Il y avait de tout, des gros des petits, des carpes, des cabots,des anguilles .Trop contents nous sommes vite montés à la maison où ma mère émerveillée n'en croyait pas à ses yeux : la nourriture de plusieurs jours était assurée !
Bien entendu mon père se renseigna sur la provenance de ces poissons, et un soldat lui expliqua qu'il avait jeté une grenade (d'où la détonation) dans la rivière, et que l'onde de choc avait tué les poissons !
Quelques années plus tard j'accompagnais ma mère quand elle allait laver les draps à Vidourle; là je lui faisait passer des cailloux blancs lorsqu'elle les mettait à sécher au soleil sur l'herbe afin que le vent ne les soulève pas, quant à la pêche avec mon cousin lorsque nous prenions de belles anguilles nous allions les vendre à « la loube » un restaurant des quais....pour nous faire quelque argent de poche !. Plus tard encore avec les copains on jouait au water polo ou on faisait des concours de plongeons sur les écluses.
Des photos de Garanel j'en ai des dizaines....mais des souvenirs ….des centaines !
photo d'après une plaque verre .... avec Garanel au début du
siècle..dernier où il n'y avait pas encore les "passes".
Toujours à partir d'une plaque photographique ici :des "bugagières"
une  vieille carte postale : A l'origine ce moulin s'appelait :
Gravevesse (Garanel est celui d'en face détruit lors des inondations
de 1933)


voilà le moulin de Garanel ....emporté par les inondations de
1933 et où par la suite on a construit la station de pompage
une belle photo du Moulin de Garanel (de Mr Giraud) quelques
semaines avant l'inondation du 4 octobre 1958
Ce même moulin...au lendemain de la catastrophe (niveau de
l'eau)
été 1979 beaucoup de baigneurs à Garanel-plage !
1990 superbe "panoramique" de Garanel
au lendemain de l'inondation  du 9 septembre 2002 : le moulin
détruit et les occupants (famille Soyer) évacués par hélicoptère
2003 : nettoyage après la catastrophe de 2002
2008 : grands travaux d'aménagement du Vidourle à Garanel
Je n'avais jamais vu "Garanel" à sec !
2008 : toujours aussi beau ...ce paysage !
...et là :2013 !

vendredi, septembre 05, 2014

André Alary nous a quitté

Qui n'avait jamais rencontré sur le banc devant la pharmacie du pont
ou sur la place du marché où il demeurait depuis sa plus jeune
enfance cet homme aux superbes bacchantes blanches que l'on
surnommait Péu blanc?
Il y a quelques jours, ce Sommièrois , mon copain, ...nous a quitté .
A.Alary était une 'mémoire' de Sommières, bien que --comme il
disait-- n'ayant jamais fait de grandes études il était extrêmement
qualifié quant aux origines des 'dictons et expressions'...des noms de
communes , de familles ....
Tous les samedis lorsque je le rencontrais , en plus des «dernières
nouvelles» il me rappelait des histoires de notre jeunesse en me
disant souvent : «de la classe ( nous étions une bonne vingtaine au
passage au conseil) nous ne sommes plus que six ».....
Après avoir pendant longtemps travaillé à la mine de Salinelles , à sa
fermeture il continua comme ouvrier agricole au domaine de Massereau .
Cependant ce que beaucoup ignorent c'est qu'en plus de ses «dons de
guérisseur» il avait une réelle passion pour la sculpture . Dans sa
cave au marché ou à son mazet à Massereau, lorsqu'il avait
l'inspiration, il sculptait la pierre de Pondres ou celle du bois de
Lens . Bien qu'il n'ait jamais exposé on peut voir quelques unes des
ses œuvres : une au pensionnat Maintenon, une autre à la
mairie.....Comme moi il avait été un des premiers à faire la
connaissance et apprécier l'arrivée à Sommières de l'écrivain Lawrence
Durrell qui au cours de ses promenades n'oubliait jamais de
s'arrêter au mazet pour boire un coup de la cartagène d'André !

 Mardi, je l'ai accompagné à sa dernière demeure , et à
mon tour je suis entrain de dire : de la classe nous ne sommes
maintenant ... plus que cinq!

Un Sommièrois au talent inconnu !

André Alary devant sa porte....    au marché



quelques unes de ses sculptures

Voici l'étiquette des bouteilles de  cartagène qu'il offrait à ses amis 
En 1983 il avait été figurant pendant le tournage du film "Jean
de Florette   (  ici place du marché)
Ici : une très vieille  photo dont il me parlait souvent lorsqu'il travaillait 
à la mine de Salinelles et qu' il m'avait demandé d'aller les photographier
(avec ses copains Arnaud et Sadoul ...   14/03/1959) et je m'en souviens
d'autant plus que c'était la première fois que je descendais dans la mine
et que j'utilisais...une nouveauté : un flash électronique !